Les dirigeants de PME pâtissent d’une dégradation persistante de l’activité
Depuis septembre dernier, à la suite d’une chute tant spectaculaire que brutale, le moral des dirigeants de petites et moyennes entreprises françaises semble stagner, à un niveau relevant malheureusement d’une grande morosité. Ainsi, l’indice de vitalité des PME publié par BNP Paribas Lease Group a concédé un repli minime de 1 point pour le mois de décembre, à 33 points. Cet indicateur sera le tout dernier publié par BPLG, qui a choisi de « centrer sa communication sur son cœur de métier », le financement des équipements professionnels.
Une fois de plus, c’est le critère du sentiment quant au chiffre d’affaires qui a pesé sur l’humeur des patrons. « Le pessimisme domine » aux yeux de BPLG, et seuls 16 % des personnes interrogées prévoient une hausse prochaine d’activité dans leur secteur, une estimation « allant de pair avec un effritement de la confiance dans la santé de leur entreprise ». Ainsi, l’indicateur correspondant, après avoir culminé à 64 en août 2007, a poursuivi sa « glissade » en décembre, cédant 4 points, à 29, même si les « prévisions catastrophiques des patrons de PME du commerce ne se sont pas réalisées ». Qui plus est, le contraste apparaît frappant quant aux perspectives pour le début 2008 entre le « franc optimisme » affiché dans les secteurs du BTP et des transports et le « pessimisme prononcé » de l’industrie et des services.
Le sous-indicateur concernant la rentabilité a pour sa part affiché un relatif « statu quo », cédant tout de même 2 points, à 28. La faute en incombe tout d’abord aux patrons franciliens, 16 % faisant part d’une hausse de leur rentabilité le mois dernier, contre 28 % en novembre. L’horizon proche reste bien sombre. Au niveau national, les entreprises des services ont concédé une baisse de rentabilité, à l’inverse de celles de l’industrie.
Pour autant, les sous-indicateurs relatifs aux niveaux d’emploi et d’investissement « résistent remarquablement », selon BPLG. Le gain d’un point, à 38 points, de l’indicateur d’emploi, masque de fortes disparités entre des sociétés de moins de 10 salariés qui ont « fortement recruté » et celles de plus de 20 salariés dont le rythme de recrutement a baissé. De plus, « les prévisions d’emploi sont particulièrement hétérogènes ». Enfin, et « de façon assez surprenante », l’indicateur lié aux investissements a conservé sa tendance haussière (+2 points à 38), et « les prévisions sont optimistes ».
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