Les créations d’emplois ne sont pas de nature à modifier les plans de la Fed
Voilà de quoi rassurer sur la reprise de l’activité aux Etats-Unis, après la quasi-stagnation du PIB au cours du premier trimestre. Les créations d’emplois non agricoles se sont envolées à 288.000 en avril, alors que les chiffres de février et mars ont été révisés à la hausse d’un total de 36.000. Le secteur des services a créé à lui seul 220.000 emplois. Sur les trois derniers mois, l’économie américaine a ainsi créé 238.000 emplois en moyenne, le rythme le plus soutenu depuis début 2012. Dans le même temps, le taux de chômage a enregistré une chute de 0,4 point pour revenir à 6,3%. Il est ainsi au plus bas depuis septembre 2008.
Des chiffres à relativiser puisque cette baisse est entièrement due à la sortie de 806.000 américains du marché de l’emploi, alors que l’enquête auprès des ménages fait état d’une chute de l’emploi de 73.000. «Sans cette baisse du taux de participation à 62,8%, le taux de chômage aurait progressé à 6,8%», estime BNP Paribas. Parallèlement, la part des emplois à temps partiel a légèrement augmenté à 4,8%, alors que le taux de chômage intégrant également le sous-emploi a chuté moins rapidement que le taux traditionnel, ce qui suggère que «la force de travail reste sous-utilisée», selon BNP Paribas.
De quoi inciter la Fed à maintenir une politique monétaire accommodante jusqu’à mi-2015. D’autant que les salaires moyens horaires sont restés stables, ramenant ainsi leur progression sur un an à 1,9%, après 2,1% en mars. «L’inflation ne représente pas une menace immédiate», estime ainsi ING. Après avoir progressé après la publication des chiffres, le dollar est d’ailleurs revenu à la stabilité contre euro à 1,385. Le rendement des Treasuries à 10 ans est également resté stable à 2,62%, et affiche une baisse de 8 pb sur la semaine dernière.
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