Les créations d’emplois ne sont pas de nature à modifier les plans de la Fed
Après un rythme de croissance du PIB quasi nul au cours du premier trimestre, l'économie américaine a créé 288.000 emplois au mois d’avril
Publié le
Patrick Aussannaire
Voilà de quoi rassurer sur la reprise de l’activité aux Etats-Unis, après la quasi-stagnation du PIB au cours du premier trimestre. Les créations d’emplois non agricoles se sont envolées à 288.000 en avril, alors que les chiffres de février et mars ont été révisés à la hausse d’un total de 36.000. Le secteur des services a créé à lui seul 220.000 emplois. Sur les trois derniers mois, l’économie américaine a ainsi créé 238.000 emplois en moyenne, le rythme le plus soutenu depuis début 2012. Dans le même temps, le taux de chômage a enregistré une chute de 0,4 point pour revenir à 6,3%. Il est ainsi au plus bas depuis septembre 2008.
Des chiffres à relativiser puisque cette baisse est entièrement due à la sortie de 806.000 américains du marché de l’emploi, alors que l’enquête auprès des ménages fait état d’une chute de l’emploi de 73.000. «Sans cette baisse du taux de participation à 62,8%, le taux de chômage aurait progressé à 6,8%», estime BNP Paribas. Parallèlement, la part des emplois à temps partiel a légèrement augmenté à 4,8%, alors que le taux de chômage intégrant également le sous-emploi a chuté moins rapidement que le taux traditionnel, ce qui suggère que «la force de travail reste sous-utilisée», selon BNP Paribas.
De quoi inciter la Fed à maintenir une politique monétaire accommodante jusqu’à mi-2015. D’autant que les salaires moyens horaires sont restés stables, ramenant ainsi leur progression sur un an à 1,9%, après 2,1% en mars. «L’inflation ne représente pas une menace immédiate», estime ainsi ING. Après avoir progressé après la publication des chiffres, le dollar est d’ailleurs revenu à la stabilité contre euro à 1,385. Le rendement des Treasuries à 10 ans est également resté stable à 2,62%, et affiche une baisse de 8 pb sur la semaine dernière.
{"title":"","image":"80990»,"legend":"Cr\u00e9ations d’emplois et taux de ch\u00f4mage US.»,"credit":""}
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Avant de quitter ses fonctions, le général Pierre Schill a lancé cet objet nouveau, indépendant de l’institution militaire et dédié au renforcement de la cohésion nationale.
Les accords d’Abraham nomment une normalisation des relations entre Israël et certains Etats arabes (les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc), qui a eu lieu en 2020. Le président américain estime que Ryad et Doha devraient en faire de même, car « tous les autres pays devraient suivre »