Les créanciers privés de la Grèce déprécieront tout leur portefeuille
Non seulement la décote a été revue à la hausse, à 50%, mais elle concernera toutes les maturités. Les options d’échange seront moins nombreuses
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F. Autret, à Bruxelles, et S. Poullennec
Les créanciers privés ne savent pas encore à quelle sauce ils vont être mangés. S’ils ont accepté mercredi une décote de 50% sur leurs obligations grecques, le fonctionnement de ce nouveau programme de participation du secteur privé (PSI) devrait être différent de celui de juillet.
Selon le communiqué officiel, il doit être finalisé d’ici à la fin de l’année et être mis en œuvre début 2012. Contrairement au premier plan, qui ne portait que sur les obligations détenues par le privé arrivant à maturité d’ici à 2020 (environ 145 milliards d’euros), celui-ci portera sur toutes les obligations grecques soit près de 210 milliards d’euros. Le PSI sera complété par une rallonge de 100 milliards d’euros de la part du Fonds monétaire international et de l’Union européenne. Prévue jusqu’en 2014, elle servira, entre autres, à recapitaliser les banques hellènes (pour 30 milliards d’euros). Les Etats membres devraient aussi fournir 30 milliards d’euros pour garantir le principal des nouvelles obligations apportées à l'échange.
A priori, les établissements financiers n’auront pas autant de possibilités qu’en juillet où ils pouvaient choisir entre quatre options d’échange. «Je pense que ce sera plus simple, avec un échange direct», a déclaré Charles Dallara, qui dirige le lobby bancaire, Institute of International Finance. Selon lui, la participation au plan devrait être «très, très haute». Le PSI de juillet reposait sur un engagement de 90% des créanciers privés.
Si la décote est officiellement de 50%, les négociateurs du PSI ont laissé entendre que sa valeur nette actuelle pourrait être sensiblement différente en fonction de la structure du coupon qui servira lors de l’échange. «Le coupon et la maturité sont en discussion mais il faudra rester dans la limite du ratio de 120% de dette sur PIB pour 2020», a déclaré une source européenne.
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