« Les craintes sur l’Espagne apparaissent clairement exagérées »
Jean-Louis Mourier, directeur de la recherche économique chez Aurel BGC
Publié le
Laure Closier
L’Agefi: L’Allemagne creuse l’écart avec la France sur les taux à 10 ans. Pensez-vous que Paris soit capable de rassurer les marchés et de rattraper son voisin ?
Jean-Louis Mourier: Au début de la «crise grecque», la France, comme d’autres Etats du «cœur» de la zone euro ont bénéficié, comme l’Allemagne, des craintes d’un incident sur la dette de l’un des PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne). Puis, les investisseurs ont commencé à se défier de tous, sauf de l’Allemagne. Les actifs allemands, et plus particulièrement les titres de dette publique allemande, ont servi de refuge, notamment pour les investisseurs européens. Les non-résidents ont, pour leur part privilégié les placements en dollars. En toute fin de période, les annonces du gouvernement français semblent avoir un peu rassuré les investisseurs. L’écart avec les rendements obligataires allemands est revenu des récents plus hauts, mais sans retrouver les niveaux de la fin du mois de mai. Les investisseurs restent vigilants en attendant la mise en œuvre des mesures de réduction du déficit public.
Quelles sont les conséquences de ces écarts au sein de l’Europe sur votre stratégie d’investissement ?
Les écartement brutaux, pas toujours justifiés, de spreads peuvent donner des opportunités d’arbitrage. Le risque de défaut de la République française, par exemple, n’a pas augmenté en quelques jours. Les craintes sur l’Espagne, fondées sur des rumeurs, apparaissent clairement exagérées. Le mécanisme mis en œuvre par l’Union européenne et le FMI garantit que les pays de la zone euro qui se heurteraient à la défiance des marchés, pourront se refinancer quand même.
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