Les covered bonds permettent la réouverture du marché du crédit
Le groupe Caisse d’Epargne a ouvert la voie fin mai après un mois au point mort. Dans la foulée, 8,5 milliards d’euros ont été placés
Publié le
Laure Closier
Dans une période de marchés volatils, les premiers produits à être lancés sont logiquement les plus sécurisés. C’est ainsi que l'émetteur qui a rouvert le segment du crédit, après pratiquement un mois d’arrêt, est un groupe d’un pays «core» venu sur le segment des covered bonds. Le groupe Caisse d’Epargne a émis le 27 mai pour 1 milliard d’euros de covered bond avec une maturité de quatre ans. Notée «Aaa/AAA» chez Moody’s et S&P, l’opération est partie avec un spread de 40 pb par rapport au mid-swap. Avec une seule émission de covered bonds au compteur en mai, le marché a ainsi affiché un score égal à celui de décembre 2008.
Mais depuis, plusieurs banques ont suivi la Caisse d’Epargne. Si la fermeture du marché de la dette au mois de mai n’a pas épargné les banques, les covered bonds restent en effet pour elles un moyen de se refinancer dans un climat d’aversion pour le risque très élevé. Ce type de produit simple (la banque émet des titres de dette sur un pool de créances pour la plupart hypothécaires), généralement noté AAA et à taux fixe est un produit qui plaît aux investisseurs en quête de signatures de qualité. En ce début de mois, les covered bonds sont donc repartis sur les chapeaux de roue. Rien que depuis le 1er juin, 8,5 milliards d’euros de covered bonds ont été émis. La plupart, sur des montants supérieurs à 1 milliard d’euros, renouvelant le segment des jumbo covered bonds . Hier, quatre émetteurs se sont lancés sur le marché amenant l’activité sur la seule journée à 4,5 milliards d’euros. La caisse de refinancement de l’Habitat devrait sous peu émettre 1,25 milliards de covered bonds.
Ceci étant, les émissions concernent toujours des signatures émanant de pays «core». Les français (BNP Paribas, Dexia, Crédit Mutuel Arkéa et CM-CIC) les allemands (Muenchener Hypothekenbank) et les nordiques (OP Mortgage Bank, Swedbank) ont en effet monopolisé le marché la semaine dernière. «Dans l’environnement actuel, le risque souverain est un facteur très important, non seulement pour des décisions d’investissement, mais aussi pour le développement d’émissions d’obligations sécurisées. Nous pensons donc que les covered bonds nordiques sont les plus attractives», conclut Jose Sarafana, responsable de la stratégie covered bond chez SG CIB.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable