Les conséquences multiples des variations du prix du pétrole sur l’économie française
L’Observatoire Français des Conjonctures Economiques explore dans une étude récente les effets des variations du prix du pétrole sur la croissance française
Publié le
Benjamin Poyet
Pas de changement du côté des performances, les segments offrant le plus de rendement restent les dettes subordonnées financières et les hybrides corporates. Dans les secteurs industriels, télécoms et utilities font un peu mieux en rendement absolu que les biens de consommation.
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Les variations du prix du pétrole n’ont pas un impact immédiat sur l’activité économique nationale, estime l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) dans des travaux publiés en juin 2016. L’OFCE considère qu’une période de trois trimestre est nécessaire pour que les variations se ressentent sur les variables macro-économiques. Un décalage qui s’explique en partie par la capacité des acteurs (ménages, entreprises) à absorber les chocs à court terme.
La question qui apparait dès lors est celle de l’asymétrie des chocs. Un choc à la hausse (augmentation des prix) a-t-il le même effet qu’un choc à la baisse ? L’étude montre que l’augmentation des prix se diffuse en moyenne plus vite que la baisse. Les « prix des produits dérivés pétroliers réagissent plus à une hausse du cours du brut qu’ils ne baissent avec le prix du brut », souligne l'étude.
Enfin, l’impact de la variation du prix du pétrole varie en fonction de la conjoncture économique. L’OFCE envisage trois scénarios : crise, basse et haute conjoncture. L’impact dépend donc réellement de la situation dans le cycle économique. Un choc en basse conjoncture entraînera des conséquences importantes. L’ajustement se traduira par la baisse des salaires réels ou par une augmentation du chômage. Au contraire, en période d’expansion, l’incidence d’un choc pétrolier peut être amorti par la baisse des marges des entreprises.
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