Les CGPI abordent la transformation digitale avec sérénité
Les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) ont le moral. Selon la dixième édition du baromètre des CGPI et de leurs clients, réalisé par Kantar TNS pour le compte de BNP Paribas Cardif, 88% des CGPI interrogés estiment que leur profession se porte plutôt bien, voire très bien. Près de 70% continuent d’augmenter leur portefeuille clients (dont 22% de manière très importante), essentiellement grâce aux encours de plus de 75.000 euros.
La part des clients ayant un encours de plus de 250.000 euros a pour sa part tendance à se stabiliser. Et ce n’est pas la transformation digitale en marche dans l’industrie qui vient entamer leur sérénité. Jean-Christophe Boccon-Gibod, responsable du développement commercial du réseau Cardif et partenaires, y voit plusieurs raisons.
Importance du contact humain
«Pour les CGPI, c’est à la fois une perspective de développement, une opportunité pour être assisté dans le respect de la réglementation et une source de simplification et de gain de temps», explique-t-il. Cela contribue toutefois à la modification du paysage concurrentiel avec la montée en puissance des plates-formes de conseils automatisés. 25% des CGPI sondés les citent parmi les principaux acteurs à craindre, aux côtés des autres CGPI et des banques privées. Pour les dix prochaines années, ces plates-formes devraient même talonner les banques privées.
Sur le thème des robo-advisors, les CGPI les considèrent plutôt comme une opportunité d’optimiser leur mission que comme une véritable menace. Leur usage est encore quasi-inexistant pour le moment. 16% des clients des CGPI se disent prêts à les utiliser même s’ils le feraient à 91% en complément de leur CGPI. Ils évoquent comme freins majeurs l’importance du contact humain et la confiance qu’ils placent dans l’expertise de leur conseiller.
Sur les dix prochaines années, 93% des professionnels estiment que la profession de CGPI telle qu’ils la connaissent aujourd’hui sera amenée à se transformer fortement. Ils restent confiants sur les perspectives de développement de leur secteur et prévoient de se diversifier en majorité sur la retraite individuelle, la prévoyance individuelle et l’immobilier.
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