«Les catalyseurs à la hausse des marchés actions dépendent des autorités politiques»
Emmanuel Morano, responsable de la gestion actions chez La Française AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Quels seront les catalyseurs à la hausse des marchés actions ?
Emmanuel Morano : Les fondamentaux des entreprises européennes sont attractifs. Les valorisations, sans parler de multiples de résultats, sont proches des plus bas de mi-2011. Les rebondissements de la crise en zone euro empêchent cependant toute progression des marchés financiers. Les catalyseurs dépendent donc des autorités politiques : détails de la mise en place de l’union bancaire; et/ou concertation des banques centrales en vue d’interventions pour soulager le secteur financier; et plus globalement, d’une résolution politique par une intégration plus poussée et la mise en place graduelle d’un fédéralisme.
Craignez-vous que les avertissements sur résultats se multiplient ?
La crise européenne se fait ressentir dans les perspectives des sociétés. L’atonie de l’activité en Europe est souvent évoquée dans les warnings récents, notamment dans la consommation (Danone, Procter & Gamble, Philip Morris…). D’autres zones compensent, même si elles ralentissent aussi (Etats-Unis, émergents). La progression du dollar et la baisse des coûts matières auront un effet positif pour les entreprises européennes qui sont désormais les plus globales. Il vaut mieux donc se positionner sur ces dernières. Elles appartiennent essentiellement aux secteurs cycliques. Dans la consommation, il convient d’éviter les entreprises les plus «domestiques» de la zone euro (distribution, télécoms, utilities). Enfin, les financières ont retrouvé les niveaux de valorisation extrêmes des précédents points bas de marché. Toute avancée politique pourrait donc avoir un impact.
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