Les Britanniques ont déjoué les sombres pronostics post-Brexit
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Alors que Londres s’apprête à déclencher la procédure de Brexit, d’ici la fin du mois, l’heure du mea culpa quant aux suites du vote de juin dernier sur la croissance britannique a sonné pour les économistes pessimistes.
Car loin de l’avoir plombée, il l’a au contraire stimulée !
Entre novembre et mars, l’autorité indépendante en charge des statistiques budgétaires, l’OBR, a relevé sa prévision de croissance pour 2017 de 1,4% à 2%.
La conséquence, ce sera un déficit et un recours à l’endettement public réduits.
Pourquoi les sombres pronostics ont-ils été à ce point déjoués ?
La première raison, la plus importante, est la résistance de la consommation des ménages.
Les prévisionnistes pensaient qu’ils lèveraient le pied par précaution. Or ils ont fait l’inverse, jusqu’à augmenter cet hiver leurs dépenses de 5% en rythme annuel.
Ce comportement est d’autant plus notable que leur revenu n’a pas augmenté à proportion et que la chute de la livre a soutenu l’inflation.
En fait, les consommateurs ont agi conformément à leur choix. Ayant voté en conscience et non par accident, ils en ont assumé les conséquences en consommant sans état d’âme quitte à rogner sur leur épargne.
Ce qui ne pourra pas, bien sûr, se prolonger éternellement.
Autres explications du tonus de l’économie : la baisse de la livre qui a profité aux exportations, également soutenues par la reprise en Europe ; l’action de la Banque d’Angleterre qui est parvenue avec doigté à rassurer les agents économiques ; et le vrai soutien dont Madame May, volontiers brocardée, dispose dans le pays.
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