« Les bourses émergentes ont perdu leur prime de valorisation »
Hugues de Montbel, gérant chez Aberdeen Asset Management France
Publié le
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi êtes-vous plus optimiste à six mois qu’à un an sur les actions ?
Hugues de Montbel : Les marchés actions sont dans une phase délicate actuellement, du fait de l’inversion des indicateurs avancés. Mais le risque de «double creux» est très faible, l’économie repart plus vite que prévu, notamment dans la zone euro, et la valorisation actuelle devient très intéressante. En revanche, à plus long terme, le potentiel des marchés nous semble moindre, à cause des défis bien connus que sont la nécessité de se désendetter, l’oppression des politiques fiscales, la sortie des politiques accommodantes, l’immobilier toujours surévalué dans la plupart des pays, le besoin toujours massif de financements publics et le retour de la demande de crédit corporate (qui pourrait provoquer une tension brutale des rendements obligataires, comme en 1993). Une surchauffe en Chine n’est pas non plus négligeable.
Les marchés émergents offrent-ils de meilleures perspectives que les Bourses occidentales ?
Nous avons depuis longtemps une préférence marquée pour les émergents. Nous estimons en effet que les problèmes de bilan seront la préoccupation majeure des deux prochaines années, et le secteur privé, les banques, les banques centrales et les gouvernements de cette zone semblent bien plus solides sous cet angle que le reste du monde développé. Les données récentes ont tempéré les craintes de surchauffe économique, la Chine semble bien en phase d’atterrissage en douceur. Les pressions inflationnistes devraient s’évaporer avec le ralentissement économique. Enfin, les marchés émergents ont perdu leur prime de valorisation par rapport aux marchés globaux, alors que 20-30% nous paraît justifié.
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