Les Bourses émergentes font cause commune pour se tailler la part du lion
Les Brics passent à l’offensive en dévoilant un premier pas de coopération, à savoir la cotation croisée de dérivés sur les indices phares
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Benoît Menou
Les marchés émergents n’entendent pas rester inertes face au mouvement de consolidation des Bourses mondiales sur fond d’intérêt des investisseurs pour des secteurs phares comme les matières premières. Afin de mieux faire entendre leur voix, sept marchés boursiers issus de cinq pays ont dévoilé, à l’occasion de la réunion annuelle de leur fédération mondiale à Johannesburg, un accord de coopération portant sur la cotation croisée de certains produits. Ils entendent bien renforcer leur alliance au fil du temps.
Cette alliance se fonde sur un regroupement des «Brics», à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine et l’Afrique du Sud. Au détail près que le marché chinois est représenté ici par la Bourse de Hong Kong, seules des actions simples étant pour l’heure négociées sur les marchés de Chine continentale, à Shanghai et Shenzhen. Si le directeur général de la Bourse de Hong Kong, Charles Li, reconnaît qu’«au début il ne s’agira pas nécessairement d’un big bang pour nous», il veut croire qu’«avec le temps cela créera beaucoup d’intérêt pour nos marchés et nous serons capables de donner naissance à une nouvelle classe d’actifs». Les initiateurs du projet représentent une capitalisation boursière de quelque 6.500 milliards d’euros.
En l’occurrence, le projet annoncé consiste dans un premier temps en la cotation croisée d’ici juin 2012 des contrats dérivés sur les indices vedettes de chaque place. Ces contrats seront disponibles en devise locale. Précisément, les marchés concernés sont le BM&F Bovespa brésilien, le Hong Kong Stock Exchange & Clearing, les russes Micex et RTS (en cours de rapprochement), le Johannesburg Stock Exchange et les indiens BSE et National Stock Exchange of India.
Charles Li a confié qu’à l’avenir les travaux communs des Bourses concernées pourrait être davantage lié à la promotion mondiale de leurs forces dans le domaine des matières premières. «Nous ne retirons pas encore la part que nous méritons du développement des matières premières» a martelé le dirigeant.
Charles Li, qui a le premier initié les contacts entre les marchés en juin dernier, n’exclut pas que l’alliance puisse donner à ses participants des idées de rapprochement pur et simple. Pour l’instant, les promoteurs de l’accord évoquent avec espoir l’horizon de la création d’un indice boursier commun qui offrirait aux investisseurs une exposition large aux marchés émergents.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon