«Les bons résultats des entreprises sont insuffisants pour soutenir les actions à court terme»
L’Agefi: Pourquoi, selon vous, les marchés devraient-ils rester difficiles à court terme?
Stéphen Ausseur: L’exemple japonais reste le point de référence, à court terme, pour les investisseurs. Dans ce type d’environnement, les bons résultats des entreprises sont insuffisants pour soutenir les actions qui restent menées par le flux de nouvelles macro-économiques. A court terme, les Bourses semblent, en scrutant les statistiques américaines, avoir adopté ce biais et un régime d’aversion pour le risque élevée. Dans ce contexte, la valorisation hors niveaux extrêmes (mars 2009), peut difficilement jouer le rôle de corde de rappel. Pour preuve, les actions japonaises se sont déconnectées des taux longs et sont très rarement revenues, hors bulle TMT, sur les niveaux de long terme. Enfin l’impuissance de la vague actuelle de M&A à catalyser une hausse du marché révèle qu’elle semble être perçue plus comme une nouvelle phase d’ajustement des capacités que comme un signal de valorisation attractive. A moyen terme, l’évitement de la récession et la stabilisation de l’activité sur des niveaux plus raisonnables constituerait un catalyseur pour les actions qui évoluent toujours sur des niveaux de valorisation attractifs.
Quels marchés actions privilégiez-vous?
Nous maintenons notre préférence en faveur de l’Europe au détriment des Etats-Unis. Jouer l’Europe oui, mais pas de façon homogène. L’effet pays reste l’un des piliers de notre allocation. Nous privilégions les marchés de pays solides sur le plan budgétaire et riches en secteurs à forte croissance émergente: Suisse, Royaume-Uni, Europe du Nord et Allemagne au détriment de ceux d’Europe du Sud.
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