« Les banques restent sous tension mais sont peu chères »
L’Agefi : Pourquoi avez-vous maintenu vos objectifs sur les indices occidentaux?
Christophe Besson : Le drame humain et écologique qui accable le Japon nous bouleverse et nous renvoie à notre véritable dimension face à la nature et à la technologie. D’un point de vue financier, hors retombées radioactives intenses, les conséquences locales sont catastrophiques mais globalement quelques industries souffrent sans pour autant, en première analyse, briser la dynamique économique. En fait, depuis mi-février les marchés ont baissé avec accélération du 11 au 16 mars.
Cette montée de l’aversion pour le risque (baisse des banques et transport; résistance de l’alimentation, santé, immobilier) a tranché avec le mois de janvier. Depuis, le rebond des marchés profite aux valeurs industrielles et les opérations financières se multiplient. Cela souligne l’attractivité des actions et la force des entreprises, prêtes à compenser une croissance atone. Le problème des périphériques reste en partie politique. La gouvernance de l’euro progresse mais des échéances ralentissent son application. Les révisions inévitables des bénéfices entameront peu la sous-valorisation que soulignent nos objectifs.
Quels secteurs privilégier dans les prochaines semaines ?
Les banques restent sous tension mais sont peu chères. Les secteurs, de la construction, immobilier, industriel, assurance et publicité semblent bien orientés. Attention à la saison des dividendes qui pèsera sur certains indices qui les ignorent. Restent aussi la géopolitique (Afrique et Moyen-Orient) et les grandes manœuvres électorales propices aux excès de réactions sur les marchés.
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