Les banques françaises ont décollecté dans la gestion au troisième trimestre
Les rachats nets se sont établis à 5,4 milliards d’euros chez Natixis, à 9,2 milliards chez BNP Paribas et 3,1 milliards chez Amundi
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Virginie Deneuville
Gestion: les banques françaises ont décollecté au troisième trimestre. Illustration: Thinkstock
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Les banques françaises ont subi au troisième trimestre un mouvement de décollecte dans leur activité de gestion d’actifs, principalement imputable à leurs réseaux en France. Si Amundi, pôle de gestion de Crédit Agricole SA et de la Société Générale, est parvenu à collecter 10,7 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, la décollecte nette s’est établie à 3,1 milliards d’euros sur le troisième trimestre.
«Les réseaux continuent de décollecter (-9,8 milliards d’euros sur neuf mois), à un rythme cependant moins soutenu au troisième trimestre (-2,7 milliards d’euros) que les trimestres précédents», a ainsi souligné le Crédit Agricole, à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels.
Natixis Asset Management (AM) a de même accusé 5,4 milliards d’euros de rachats, à cause des fonds monétaires qui ont subi une décollecte de 7,3 milliards d’euros. Hors monétaire, la collecte de 1,9 milliard d’euros du troisième trimestre a été tirée par l’activité des affiliés aux Etats-Unis (+3,2 milliards d’euros), notamment Loomis & Sayles (spécialisé sur la gestion actions et taux). Natixis développe d’ailleurs son offre outre-Atlantique. «L’acquisition de McDonnell, en cours de finalisation, permettra de développer les expertises sur les produits de taux et obligations municipales», a indiqué Natixis.
BNP Paribas a de son côté enregistré des rachats nets de 9,2 milliards d’euros, portant la décollecte depuis le début de l’année à 11,1 milliards d’euros. Cette importante décollecte sur les trois derniers mois s’explique en partie par la réinternalisation d’un contrat de distribution de plusieurs milliards d’euros par un client gestionnaire de fonds. La collecte dans les fonds monétaires et obligataires, respectivement de 9 et 3 milliards d’euros, est toutefois «plus que compensée par la décollecte dans les autres classes d’actifs», a indiqué BNP Paribas.
Le mouvement de décollecte observé dans les banques est également visible chez l’assureur Axa. Son pôle de gestion d’actifs a enregistré une décollecte de 8,3 milliards d’euros sur les neuf premiers mois.
Ces retraits s’expliquent par la poursuite des rachats, de 8,4 milliards d’euros sur neuf mois, chez AllianceBernstein. Chez Axa Investment Managers (IM), la collecte s’est établie à 0,1 milliard d’euros.
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