La banque centrale a alloué 57 milliards d’euros à un an. La prochaine opération à treize mois, devrait, elle, porter sur 175 milliards d’euros environ
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Violaine Le Gall
La nouvelle opération de refinancement (LTRO) de la BCE à un an laissera moins de traces que la première des trois LTRO menées en 2009. Hier, 181 banques européennes ont emprunté 57 milliards d’euros auprès de la banque centrale, alors qu’en juin 2009, 1.121 établissements avaient demandé 442 milliards d’euros. Le montant alloué hier est en ligne avec les anticipations des analystes. De fait, une LTRO à 3 mois de 85 milliards d’euros arrivait à maturité et les banques ont renouvelé leurs positions en se positionnant sur l’opération à un an ou sur une nouvelle ligne à 3 mois. Cette dernière a été sollicitée par 91 banques pour 44,6 milliards d’euros, certains établissements privilégiant les opérations plus courtes pour se donner de la flexibilité dans la gestion de leur collatéral.
Après les deux opérations d’hier, le montant total des opérations de refinancement de la BCE augmente de 16,5 milliards d’euros. «Compte tenu de l’excédent de liquidité dans le système, de 214 milliards d’euros, l’impact sur les conditions de liquidité est très faible», commente Giuseppe Maraffino, stratégiste taux chez Barclays Capital. Les effets sur les marchés monétaires seront «négligeables», ajoute-t-il.
La prochaine opération, à treize mois, du 21 décembre, devrait susciter davantage d’intérêt. A cette date, arrivera à maturité une LTRO à 3 mois de 138 milliards d’euros auprès de 272 banques, qui provient du renouvellement successif de lignes depuis la première LTRO à un an de juin 2009. En participant à la nouvelle opération, les banques sécuriseront deux passages de fin d’année (2011 et 2012). Pour cette opération, Barclays Capital anticipe une demande d’environ 175 milliards d’euros.
Moins nombreuses qu’en 2009, les banques venant au guichet de la BCE pour les opérations à très long terme sont aussi différentes. En juin 2009, les établissements des pays les plus solides étaient les demandeurs les plus importants et les banques des zones périphériques avaient reçu 37% du montant alloué, d’après les estimations de Barclays Capital. A fin septembre, les banques des pays «core» ne sont plus qu'à l’origine de 29% des demandes à la BCE et les établissements des pays périphériques ont obtenu 71% du montant alloué.
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