Les banques de détail rivalisent pour attirer les meilleurs éléments
Selon Robert Half, les gestionnaires de patrimoine et les chargés de clientèle entreprises et professionnels seront les plus prisés en 2008 en France
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Annelot Huijgen
Depuis plusieurs années, les programmes de recrutement dans les banques commerciales françaises se multiplient. Des recrutements d’abord liés aux départs massifs en retraite d’ici à 2010, mais « d’autres facteurs ont également contribué à stimuler le marché de l’emploi dans ce secteur », note Robert Half Banque & Assurance, une division de l’agence de recrutement permanent et temporaire spécialisée Robert Half International. Le cabinet cite «l’accroissement de la concurrence entre établissements bancaires », mais également celle de « nouveaux acteurs tels les assureurs qui ont étendu leurs services », ou encore l’échéance Bâle II qui a renforcé le besoin en gestionnaires des risques.
« Les banques sont toutes aujourd’hui soumises aux mêmes exigences et recherchent donc des profils identiques dotés des mêmes expertises. D’où des compétences qui ne cessent de se raréfier », explique Caroline Le Canu, branch manager de Robert Half Banque & Assurance, ajoutant que les banques doivent par ailleurs arriver à retenir leurs collaborateurs.
Par conséquence, note l’agence, de nombreuses banques, interrogées pendant les trois derniers mois de 2007, ont revu leurs grilles salariales. Trois métiers - correspondant à trois clientèles que les banques souhaitent élargir - devraient être plus prisés que d’autres en 2008 : le gestionnaire de patrimoine, le chargé de clientèle entreprises et le chargé de clientèle professionnels. Deux fonctions « support » devraient aussi être en « plein essor » : l’auditeur interne et le contrôleur de gestion, pour tendre à améliorer l’évaluation de la qualité du contrôle interne et accroître la rentabilité de l’entreprise.
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