Les banques centrales doivent-elles se plier aux réactions des marchés ?
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Sylvain Broyer, Natixis
La forte réaction des marchés mondiaux à l’annonce de sortie progressive du QE américain a surpris. Depuis, la Fed, la BCE et la Banque de Chine s’évertuent à les calmer au moyen d’interventions verbales répétées. Mais jusqu’où les banques centrales doivent-elles se plier aux réactions des marchés ?
La décision de la Fed se justifie au regard des fondamentaux américains. Le marché immobilier est largement rétabli. La Fed n’a donc plus besoin d’acquérir autant de MBS qu’elle le fait encore (40 milliards de dollars mensuels). Par ailleurs, elle ne peut pas retirer tout son soutien, notamment au marché des Treasuries (45 milliards mensuels), tant que la politique budgétaire est restrictive et que la baisse du taux de chômage se nourrit de celle du taux de participation.
Du point de vue des banques centrales, il vaut peut-être mieux accepter aujourd’hui un réalignement des marchés. Certes, la stabilité financière est de leur ressort et la volatilité des taux n’y concourt pas. Mais les conséquences d’une politique monétaire restée trop longtemps expansionniste peuvent avoir un coût plus important encore. On ne parle pas ici d’inflation, elle ne peut se manifester que dans des économies au plein emploi. Les politiques monétaires trop expansionnistes peuvent en revanche conduire à une mauvaise allocation des ressources réelles, d’un point de vue sectoriel (immobilier) ou intertemptorel (investissement préféré à l’épargne). Si elles favorisent de mauvais choix d’investissement, la croissance potentielle de l’économie en sera amoindrie.
Les banques centrales ne peuvent pas oublier non plus les effets redistributifs de leurs politiques. Il a souvent été reproché à la Fed que les baisses de taux ont favorisé les profits dans le secteur financier (jusqu’à 40% des profits totaux en 2008) et sanctionné les épargnants au détriment des emprunteurs. Enfin, nombreux sont ceux qui soulignent les implications de telles politiques pour les assureurs et le développement des systèmes bancaires parallèles.
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