Les banques centrales détendent la volatilité du Bund
Le caractère stabilisant de l’intervention de la BCE se voit aussi à travers l’accroissement de l’écart entre la volatilité historique et implicite
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Hervé Le Teno, Newedge
La volatilité implicite du Bund (VI à 60 jours) a pleinement profité des dernières décisions des banques centrales. Alors qu’elle évoluait en moyenne autour de 8% durant l’été, elle n’a cessé de se détendre pour se situer légèrement au-dessus de 6,20%.
Par l’annonce du programme de rachat de la dette souveraine sur le marché secondaire (OMT), la BCE a fortement contribué à réduire le risque de voir un pays quitter la zone euro. Le caractère stabilisant de l’intervention de la BCE est également perceptible à travers l’accroissement de l’écart entre la volatilité historique et implicite de près de 2%, cette dernière baissant plus rapidement. Le ratio de ces deux volatilités (VH/VI) est actuellement de 1,30, niveau qui n’avait plus été observé depuis janvier, ce qui laisse supposer que le marché de la volatilité anticipe des effets positifs durables de l’OMT. De plus avec une VI normalisée à 5,05 pb par jour , le marché tend vers un régime de volatilité basse à l’image de la situation américaine. En effet, le T-note 10 ans ne présente plus qu’une VI de 4,25 pb jour. Un phénomène largement imputable à la mainmise de la Fed sur le marché obligataire, tant il est vrai que le rendement long ne reflète plus ni le risque de crédit américain ni la situation budgétaire qui ne cesse de se dégrader.
Reste que si les risques systémiques ont nettement diminué avec l’action de la BCE, de nombreuses incertitudes demeurent. La détérioration des prévisions de croissance, la persistance des risques liés à la Grèce et l’Espagne ou encore la publication prochaine des résultats trimestriels des entreprises pourraient entraîner un renchérissement du prix de la volatilité qui paraît actuellement bon marché.
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