Les analystes ne convainquent pas les investisseurs
Alors que les investisseurs broient du noir en Europe, les analystes sont, eux, plus optimistes pour cette année
Publié le
P. Sabatier et J.L. Buchalet, PrimeView
Ce mois-ci, nous revenons sur notre indicateur avancé de l’humeur des marchés, traduisant le rapport entre le nombre de révisions positives par rapport au nombre de révisions négatives effectuées par les analystes financiers mois par mois. Après avoir fait une pause au mois de mars, les analystes sont à nouveau de plus en plus optimistes en ce qui concerne les résultats à venir pour les résultats 2010 des entreprises du DJ Stoxx 600. Ils n’ont d’ailleurs jamais été aussi nombreux qu’en ce moment à réviser à la hausse leurs anticipations initiales. Or historiquement, les marchés actions sont surtout corrélés à la pente de notre ratio plus qu’à son niveau en valeur absolue. En conséquence, cet indicateur milite clairement pour une hausse des marchés dans les semaines à venir.
D’un point de vue sectoriel, les secteurs les plus révisés à la hausse sont ceux qui ont été les plus pénalisés par la crise l’année dernière, à savoir les produits de base (+12,8% de révisions haussières au cours du dernier mois) et l’automobile (+8.6%), alors que l’indice large européen a été quant à lui revu en hausse de +4,6%. Il faut noter le très bon classement du secteur de la santé en termes de momentum de bénéfices (+7% au cours du dernier mois), qui profitent à plein de la baisse de l’euro face au dollar. De l’autre côté, on trouve les foncières (1,7% de révisions à la baisse) et les valeurs technologiques (-0,6% au cours du mois). Avec un taux de marge net prévu pour 2010 proche des plus hauts à 8,2% pour le DJ Stoxx 600, la microéconomie constitue clairement un élément de soutien très puissant pour les marchés actions de la zone.
En dépit de cet environnement favorable, les investisseurs ne sont pas convaincus, et restent inquiets face au comportement des gouvernants européens dans la gestion actuelle de la crise de la zone euro. Si effectivement la multiplication des plans d’austérité devrait à terme constituer un vrai handicap pour les entreprises de la zone, qui auront du mal à maintenir de tels taux de marge, il convient toutefois de ne pas oublier que la baisse des marchés actions européens depuis le mois d’avril atteint entre 12% et 17% selon les indices. Cela libère selon nous un certain potentiel de hausse à court terme, même si nous resterons, et pour longtemps, dans une trajectoire en forme de tôle ondulée à la japonaise.
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