Les actions se détachent en termes de rendement
Entraînés par l’aversion pour le risque des investisseurs, mais aussi par les politiques d’assouplissement quantitatif des grandes banques centrales, les principaux marchés de taux ont vu leur niveau de rendement chuter bien en dessous de la moyenne constatée sur 10 ans. C’est vrai pour les emprunts d’Etat bien sûr, qui se traitent aujourd’hui à moins de la moitié des niveaux moyens constatés durant la dernière décennie, mais aussi pour le crédit «investment grade»: un emprunt corporate BBB ne rapporte plus guère que 3,2% contre une moyenne de 5,1% ces dix dernières années.
Les actions américaines et surtout européennes sont les seules des grandes classes d’actifs à afficher des niveaux de rendement supérieurs à la moyenne des 10 dernières années. Avec un rendement des dividendes de 3,9% en moyenne, les actions européennes sont même encore sensiblement au-dessus des 3,3% observés historiquement. Et il est possible de bâtir un portefeuille d’actions internationales affichant un rendement moyen de l’ordre de 5%, sans compromettre la qualité des fondamentaux des valeurs sélectionnées.
Certes, d’autres classes d’actifs comme le segment du high yield global offrent aujourd’hui un rendement de l’ordre de 6%, mais ce dernier se situe bien en dessous du niveau moyen observé pour cette classe d’actifs au cours des 10 dernières années (autour de 8,9%) et les niveaux de spreads de crédit sont également en dessous de leur moyenne historique. Quant à la dette émergente souveraine, c’est désormais sur des niveaux compris entre 3% et 4,7% (selon qu’on parle de dette locale ou externe) qu’il faut tabler en moyenne, bien au-dessous des rendements à deux chiffres qu’on observait naguère. De quoi considérer les actions avec une attention redoublée…
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