«Les actions devraient rester la classe d’actifs refuge pour des flux abondants de liquidités»
- L’Agefi : Malgré la bonne performance des actions en 2013, allez-vous continuer à surpondérer les actions en 2014 ?
- Grégory Molinaro : Nous maintenons une surpondération significative des actions dans nos allocations avec une prédominance de la zone euro. Dans la mesure où les politiques des banques centrales continuent d’être accommodantes (la communication sur le tapering est maintenant plus claire et rassurante), et où les variables macro-économiques outre-Atlantique continuent d’être bien orientées, les actions devraient continuer à être la classe d’actifs refuge pour des flux abondants de liquidités et toujours en recherche de rendements. Cette logique de flux devrait compenser la faible croissance des bénéfices attendus des entreprises.
- Au sein de l’obligataire, quels types d’actifs préférez-vous ?
- Nous pensons que le mouvement de normalisation des dettes des pays périphériques va se poursuivre. Au-delà des moyens mis en œuvre par la BCE pour contrecarrer toute nouvelle attaque contre les dettes des pays fragiles, les marchés ont également été rassurés par des chiffres indiquant clairement une meilleure compétitivité des «pays du sud». D’ailleurs, lors de la période de trouble du mois de janvier, les dettes périphériques ont très bien «performé». Au niveau de l’allocation globale d’actifs à moyen terme, il nous paraît raisonnable de conserver une sensibilité obligataire qui soit a minima à la neutralité. Certes, nos prévisions à long terme mettent en évidence une remontée graduelle des taux core. Néanmoins, celle-ci sera très progressive tant que les indicateurs d’inflation demeureront faibles comme ils le sont actuellement.
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