Les actions demeurent la classe d’actifs préférée du Panel Allocation
Elles constituent maintenant la moitié des portefeuilles, un niveau qui n’a pas été atteint depuis mars 2011
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Bruno de Roulhac
Dans la dernière ligne droite avant la fin de l’exercice, les membres du Panel Allocation confirment avec force leur attrait pour les actions. Des actifs qui devraient leur permettre d’accroître encore les performances de leurs fonds. En effet sur les quinze derniers jours, le CAC 40 et l’EuroStoxx 50 ont encore rebondi de 6% à 7%. Une tendance haussière portée par des indicateurs américains encourageants (immobilier, emploi,..) et par une normalisation en Europe «sur les marchés obligataires souverains, note CMC Markets. Des avancées progressives, qui devraient entretenir la détente des primes de risque sur les actions européennes et encourager un mouvement haussier jusqu’à la fin de l’année».
Les membres du Panel comptent bien sur cette évolution. D’ailleurs, les actions sont la seule classe d’actifs qu’ils surpondèrent. Actions qui pèsent désormais 50% de leur portefeuille, le plus haut niveau depuis mars 2011. La moitié des gestions se sont renforcées, en particulier CPR AM (+7 points) et AllianzGI, Natixis AM et OFI AM (+5 points). Amundi qui fait son grand retour dans le Panel Allocation signe le portefeuille le plus agressif avec 67% d’actions. Parmi les autres gestions, cinq ont opté pour le statu quo et cinq se sont légèrement allégées (de -1 à -4 points).
Du côté de l’obligataire les opinions restent équitablement partagées entre les haussiers, les baissiers et les attentistes. Seule certitude, les gestions restent largement sous-pondérées sur l’obligataire, qui pour les grands souverains et les corporates bien notés, n’offre qu’un très faible rendement. Mais tout dépend des politiques choisies, à l’instar de La Française AM qui consacre maintenant 70% de son portefeuille à l’obligataire.
Si la moitié des gestions ont réduit leur part de cash, la moyenne reste stable à 5% – le plus faible niveau depuis mars 2011 – en raison notamment de la remontée de BNP Paribas de 0 à 8%.
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