Les actions à fort dividende tendent à faire mieux que le marché
Sur les vingt dernières années, elles combinent surperformance et moindre volatilité
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Nuno Teixeira, Schroders
Alors que les taux des emprunts d’Etat restent historiquement bas, les investisseurs sont à la recherche de rendement. Dans l’univers obligataire, cela les a naturellement poussés à se tourner vers le crédit à haut rendement ou la dette émergente, des classes d’actifs très peu présentes dans leur allocation il y a quelques années.
Mais l’on oublie trop souvent que la part liée à la distribution des dividendes est significative dans la performance globale des marchés d’actions. Dans les phases de marchés baissiers, la surperformance des valeurs à fort dividende est assez intuitive car le dividende permet d’amortir la baisse des cours. Mais cette surperformance perdure également lors des phases haussières. Les sociétés distribuant un dividende élevé sont en effet généralement capables de générer des revenus stables à travers le temps, mais aussi de conserver une stricte discipline d’allocation de leur capital sur la durée leur permettant in fine d’afficher des RoE supérieurs.
A long terme, les sociétés distribuant un dividende élevé affichent aussi un profil de risque plus attrayant, avec une volatilité sensiblement inférieure à celle du marché dans son ensemble. Cette moindre volatilité est le fait des flux de revenus réguliers qu’elles génèrent, mais aussi de la discipline capitalistique que la distribution d’un dividende leur impose.
On note ainsi, sur les vingt dernières années - qui ont connu des marchés baissiers comme des marchés haussiers - une performance deux fois supérieure à celle du marché dans son ensemble des valeurs affichant le plus fort taux de dividende. Les intégrer dans une poche actions ou dans un portefeuille diversifié prend alors tout son sens dans une logique d’amélioration du couple rendement-risque.
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