Les ABS grecs et chypriotes seront éligibles aux rachats de la BCE
La BCE a publié jeudi dans un communiqué, en marge de la conférence de presse de son président Mario Draghi, les détails du programme de rachats d’ABS dont le lancement est prévu ce trimestre. La banque centrale achètera des tranches de dette senior et mezzanine, et a confirmé que la Grèce et Chypre seraient aussi concernées, bien que les titres de ces pays, aujourd’hui notés en catégorie junk, ne soient pas actuellement éligibles au opérations de repo de la BCE.
Les tranches seniors devront être élibles aux règles en vigueur pour le collatéral pris en pension à la BCE, être libellées en euros et assises à 95% au moins sur des créances en euros sur des résidents de la zone. «Nous voulons être aussi inclusifs que possible, mais avec prudence. En conséquence, nous avons décidé d’inclure des pays dont la notation est inférieure à BBB-, comme la Grèce et Chypre, en appliquant une certaine dérogation, avec deux réserves», a précisé Mario Draghi. «La première est qu’il y ait une série de mesures qui atténuent le risque pour les achats spécifiques qui interviendront dans ces pays, de sorte que les actifs qui y seront achetés présenteront un risque équivalent aux actifs achetés ailleurs.Et ensuite, il y a une seconde réserve que je qualifierais de réserve de prudence, qui est qu’en principe les pays doivent être sous programme avec l’Union européenne ». En pratique, ces titres grecs et chypriotes devront bénéficier d’un rehaussement de crédit de 25% au moins, et toutes les contreparties à la transaction être au moins notées en catégorie investisseur. Les conditions de rachat des tranches mezzanine seront précisées ultérieurement.
Plus d'articles du même thème
-
Le rial iranien en perdition
Retrouvez comme chaque semaine, le coup d'oeil de DeftHedge sur le marché des changes. -
La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
La progression des revenus et des résultats des activités de détail en France et à l'étranger, en agence et à distance, compense largement le vif recul de certains pans de la banque de financement et d'investissement. -
Engie poursuit son recentrage en préparant son désengagement du nucléaire belge
Cohérente avec la stratégie de l’énergéticien, cette décision reflète aussi la volonté du gouvernement de Bart De Wever d’avoir les mains libres pour mettre en œuvre sa politique énergétique. La lettre d’intention signée entre les deux parties marque le début d’un long processus de négociation. -
Le retrait du PIF force le LIV Golf à penser au coup d’après
Le fonds souverain saoudien a pris la décision de ne plus financer le LIV Golf, une compétition de golf qui depuis sa création en 2021 a ébranlé le monde des circuits de golf professionnels. -
Les fonds de pension britanniques devront jouer le jeu de la préférence nationale
La chancelière de l'Échiquier du Royaume-Uni a remporté une bataille pour contraindre les fonds de pension à investir leurs actifs dans le pays. -
Nomura AM International crée le poste de directeur des investissements
Il revient à Andrew Goldberg qui a passé plus de vingt ans chez JP Morgan, où il a créé le Guide des marchés et dirigé des initiatives sur les actifs alternatifs.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Survivalisme« Sans primaire, ce sera l’apocalypse chez nous » : chez les Ecologistes, Marine Tondelier acculée par ses opposants internes
Le « there is no alternative » à la primaire de Marine Tondelier ne suffit pas à ramener l’ordre dans la maison écologiste. A mesure que l’illusion d’une candidature commune se dissipe, la numéro 1 des Verts se voit contrainte de sortir de l’ambiguïté : peut-elle faire cavalier seul en 2027 ? Si oui, en a-t-elle les moyens ? Sinon, derrière qui se ranger pour négocier un accord législatif sans se renier ? -
CastagneAu Sénat, le report d'une note sur un pesticide vire au pugilat
Le report d'une note scientifique sur l'acétamipride a frôlé la confrontation entre le sénateur PS Michaël Weber et le président LR de l'Office parlementaire scientifique -
Seine colèreEnseignement libre : la gauche tentée de rallumer la guerre scolaire en commençant par Paris
Les Parisiens n’ont pas fini de voir des parents protester contre des fermetures de classes. La capitale sera la ville de France où le choc démographique sera le plus brutal. Il y a désormais plus de décès que de naissances dans l’Hexagone. Les projections nationales évaluent la baisse prévisible du nombre des élèves à 1,7 million à l’horizon 2035.