L’épargne salariale ne progresse que dans les grandes entreprises
Les bénéficiaires investissent davantage dans les actions. Le Club de l’Epargne Salariale émet des réserves sur certaines propositions du Copiesas.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
Les salariés demandent une simplification des dispositifs d’épargne salariale. Crédit Fotolia.
-
A l’heure de la réforme de l’épargne salariale en France, dont dispose près d’un actif sur deux, plus de la moitié des salariés estime que ce dispositif permet le partage des profits avec les entreprises et 42% y voient un moyen de contribuer au financement des retraites, selon le quatrième baromètre annuel du Club de l’Epargne Salariale-Harris Interactive.
En effet, ceux qui investissent dans ce produit le considère comme un complément pour la retraite (54%), ou une réserve d’argent pour faire face à des dépenses imprévues (42%). Pourtant deux bénéficiaires sur dix utilisent cette épargne pour des dépenses courantes, bien loin de l’esprit de ce dispositif.
Au premier semestre 2014, Natixis Interépargne constate une baisse des versements dans les PEE et les Perco, sauf dans les grandes entreprises. Les salariés ont davantage orienté leur épargne vers des supports actions/diversifiés, au détriment du monétaire. Natixis constate également une forte hausse (+22%) de la participation et des versements volontaires dans les PEE des grandes entreprises.
Tandis que le Conseil d’orientation de la participation, de l’intéressement, de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié (Copiesas) vient de proposer une série de mesures, notamment en faveur des PME, les bénéficiaires actuels demandent en priorité un assouplissement des conditions de déblocage, une simplification des dispositifs existants, et des conseils pour bien gérer cette épargne, selon le baromètre. Dans une moindre mesure, ils voudraient des incitations à investir des fonds dédiés à leur retraite et une plus grande transparence des sociétés de gestion sur les placements réalisés avec leur épargne salariale.
Pour sa part, le Club de l’Epargne Salariale se félicite des mesures annoncées par le Copiesas comme l’harmonisation des modalités relatives à la participation et à l’intéressement, ou la possibilité pour les conseils de surveillance de FCPE d’actionnariat de rendre facultative la distribution de dividendes. Mais il est en revanche opposé à d’autres.
Le Club estime en effet que la participation ne devrait plus être basée sur le bénéfice fiscal, que la formation des salariés devrait rester sous la responsabilité de l’entreprise et que l’exercice des droits de vote par les conseils de surveillance poserait des problèmes pratiques et financiers.
Les deux fonds sont les derniers en lice dans le processus de vente mené par Evercore. Le conseiller en investissement basé à Minneapolis supervise 160 milliards d'euros d'actifs. Une valorisation d'environ 7 milliards de dollars est évoquée.
Si les équipes financières se sentent pressées de déployer des agents IA le plus rapidement possible, la gouvernance, la responsabilité et les contrôles internes peinent à suivre le rythme.
Le marché des couvertures dédiées aux transactions financières, M&A en tête, se déploie en France y compris vers des transactions de plus petite taille. Il est soutenu par une évolution des offres, la montée en compétences des assureurs et la faiblesse des taux de prime.
Le fonds coté cible les fournisseurs stratégiques du Pentagone alors que Washington engage un plan de réarmement massif et de relocalisation industrielle inédit depuis 1945.
Pour l'eurodéputé et secrétaire général du Parti socialiste, « les gouvernements d'Emmanuel Macron auront été les champions du monde de la réunion de crise et les cancres de la planification »