La Grèce ne fera pas faillite, sans «bail-out» ni discipline budgétaire, puisque les mesures d’urgence prises la semaine dernière aboutissent à ce que la BCE et le FMI lui garantissent un financement en dernier ressort. Un double privilège, qui malheureusement révèle l’impasse dans laquelle la construction européenne se trouve.
En ayant reconduit jusqu’à nouvel ordre l’abaissement des notations minimales pour les prises en pension, la BCE a ôté tout risque d’illiquidité au gouvernement grec. Quelle que soit la décote appliquée, il a l’assurance que ses nouvelles émissions de dette trouveront preneur sur le marché, puisque dorénavant les banques européennes pourront se refinancer auprès de l’institut francfortois avec ces titres, quelle que soit l’humeur d’une agence de notation américaine.
La décision de la BCE est un tel coup de maître, qu’elle rend celle de la Commission superflue. L’accord trouvé par les Vingt-sept revient, ni plus ni moins, à calquer les modalités de la facilité de balance des paiements prévue dans le Traité, et dont bénéficient aujourd’hui la Hongrie, la Roumanie et la Lituanie, à un pays membre de l’Union économique et monétaire. La seule différence est que le prêt en dernier ressort, établi sous conditionnalité et concours du FMI, ne serait pas octroyé en nom de la Commission mais par les pays membres.
On pourrait s’amuser du pied-de-nez fait par Jean-Claude Trichet aux chefs de gouvernements européens, désamorçant la crise grecque quelques heures avant les conclusions du sommet. Malheureusement, on a plutôt envie de pleurer l’enlèvement d’Europe. La Commission n’a pas su laisser gérer l’urgence à la BCE pour répondre à la question de fond qui est de son ressort : que souhaite-on faire de l’Europe aujourd’hui ? Hormis la BCE, les institutions européennes ne sont pas efficaces. C’est une réalité, pas un mythe.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
L’assureur britannique enregistre un résultat d’exploitation en hausse de 24% à 1,3 milliard de livres sterling sur les six premiers mois de l’année, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance vient principalement de l’intégration de Direct Line, racheté il y a un an pour 3,6 milliards de livres.
Le fabricant américain de mémoire lance le Paradigm Fund, sa troisième et plus importante enveloppe de capital-risque. Le but est de sécuriser un accès privilégié aux startups qui dessineront la prochaine génération d'infrastructures d'intelligence artificielle.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Les garants de la Constitution estiment que les dispositions dérogatoires d'usage de l'acétamipride et les articles liés à l'eau sont conformes au texte fondateur. Ils ne censurent que deux articles non centraux, l'un lié à l'élevage, l'autre à des servitudes d'urbanisme, et écartent quelques cavaliers législatifs.
Députés, anciens ministres, élus locaux… l’Opinion a recensé les personnalités qui souhaitent faire leur entrée (ou leur retour) au Sénat lors des élections prévues le 27 septembre.