L’emploi américain crédibilise le scénario d’une hausse des taux
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Le nombre de créations d’emplois non agricoles a atteint 257.000 en janvier aux Etats-Unis, a annoncé vendredi le département du Travail. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à 234.000 créations. Les chiffres de décembre et novembre ont en outre été révisés en nette hausse, affichant au total 147.000 créations d’emplois en plus que ce qui avait été annoncé initialement. A 423.000, les créations d’emplois en novembre sont à leur plus haut niveau depuis mai 2010, lorsqu’elles étaient dopées par des embauches du gouvernement américain pour le recensement de la population. Pour la première fois depuis 1994, les Etats-Unis ont créé plus de 200.000 emplois sur une période de 11 mois d’affilée.
Le taux de chômage en janvier a augmenté de 0,1 point à 5,7% en raison de la hausse de la population active, là aussi un signe de confiance dans la possibilité de trouver un emploi. Autre nouvelle positive, le salaire horaire moyen a progressé de 12 cents en janvier, après un recul de cinq cents en décembre. Sa hausse sur un an est de 2,2%, la plus forte depuis août.
Les futures sur indices boursiers américains se sont orientés à la hausse à la suite de ces statistiques. Le dollar a progressé contre un panier de devises de référence et les obligations du Trésor, tout comme les obligations à 10 ans allemandes (Bund), ont perdu du terrain.
Les anticipations de hausse des taux d’intérêt avaient été repoussées de juin à septembre à la suite de la baisse inattendue du salaire horaire en décembre. Mais la semaine dernière, la Fed a revu en hausse son évaluation du marché de l’emploi et les bons chiffres de janvier qui viennent d'être publiés pourraient renforcer les scénarios d’un premier relèvement de taux dès le mois de juin.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
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Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
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