«L’effet négatif du QE de la BCE sur l’euro n’est pas épuisé»
- L’Agefi : La baisse de l’euro est-elle finie ?
- Frédérik Ducrozet : Le marché est «long dollar, short euro» dans des proportions rarement atteintes. C’est souvent dans ce type de configuration qu’une correction intervient, au moindre doute sur le scénario sous-jacent. C’est ce qui s’est passé au mois de mars, avec un rebond de l’euro-dollar de près de 5%, non pas tant parce que les données européennes ont été meilleures que prévu – la devise y est moins sensible depuis le début du QE de la BCE –, mais parce que l’appréciation du dollar a été trop rapide lorsqu’on la compare, par exemple, aux anticipations de taux ou de taille relative des bilans des banques centrales des deux côtés de l’Atlantique. Il a suffi d’une Fed dovish lors du FOMC du 18 mars pour que la baisse de l’euro s’interrompe.
- Qu’est-ce qui pourrait l’entraîner de nouveau à la baisse ?
- Tout regain de tensions en Grèce pèserait sur l’euro, faisant craindre la mise en place de contrôles de capitaux. Plus fondamentalement, il n’est pas évident que l’effet négatif du QE de la BCE sur la devise soit épuisé, notamment si les investisseurs diversifient leurs portefeuilles à plus grande échelle, depuis l’Europe vers les Etats-Unis. A terme, c’est surtout du côté des Etats-Unis qu’il faut se tourner. Les minutes de la dernière réunion de la Fed ont confirmé les divergences de vue au sein du FOMC quant au calendrier des hausses de taux, mais si la croissance, puis les salaires, surprennent enfin favorablement, les marchés pourraient à nouveau anticiper une normalisation plus agressive de la politique monétaire américaine, ce qui a toutes les chances de soutenir le dollar au second semestre 2015.
{"title":"","image":"82133»,"legend":"Panel Change. Illustration L’Agefi.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
«Des phases de consolidation pourraient offrir des occasions de renforcer une exposition sur le yen»
Michaël Nizard, responsable de la gestion multi-asset et overlay chez Edmond de Rothschild AM. -
Les acheteurs de dette française attendent beaucoup du prochain quinquennat
Pour Alexandre Stott, économiste chez Goldman Sachs, la croissance de la France restera trop faible pour envisager une réduction rapide du déficit public. En revanche, les investisseurs attendent une clarification des orientations politiques du pays pour acheter davantage de dette. -
Rexel veut muscler son jeu aux USA avec le rachat de GCG pour 1,4 milliard de dollars
Le distributeur de matériel électrique Rexel renoue avec la croissance externe en s'offrant une plateforme spécialisée dans les infrastructures.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le nouveau cadre SFDR se précise mais des désaccords demeurent chez les professionnels
- La France recule au 29ᵉ rang mondial du classement retraite de Natixis IM
- L’Europe lance un Pacte des investisseurs institutionnels européens pour la tech européenne
- Les assureurs ont orienté leurs achats vers la dette longue en 2025
- La Caisse des Dépôts va cesser de souscrire des obligations d'entreprises pétrolières
Contenu de nos partenaires
-
Bertrand Martinot : « Un retour aux 39 heures serait tout aussi absurde que les 35 heures »
Selon une note de l'économiste pour la Fondapol, un alignement du temps de travail des Français sur celui des Allemands générerait 110 milliards d’euros de PIB supplémentaire -
Comptes publicsLa réponse à la « crise » du pouvoir d’achat est dans la croissance
La France paie les erreurs des politiques économiques depuis 30 ans. La faiblesse de la croissance ne permet pas une hausse des salaires suffisante pour soutenir le pouvoir d'achat -
Visite du pape en France : à Paris, 800 000 personnes ont assisté à sa messe place de la Concorde
Devant 700 000 personnes assistant à sa grande messe sur la place de la Concorde, samedi 26 septembre, Léon XIV a encouragé les chrétiens « à sans cesse rayonner et transmettre la vie, la paix et l’Amour de notre Seigneur bien-aimé, Jésus-Christ »