«L’effet immédiat du QE de la BCE sur l’inflation sera limité»
Matthieu Louanges, managing director et responsable de la gestion assurantielle en Europe chez Pimco
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Patrick Aussannaire
- L’Agefi : Quels effets attendez-vous du QE de la BCE sur l’inflation ?
- Matthieu Louanges : Le nouveau programme vise clairement à soutenir un retour de l’inflation vers l’objectif «inférieur mais proche de 2%». L’effet immédiat sur l’inflation sera limité et l’impact direct du QE sera de trois ordres. Premièrement, une pression à la baisse des taux obligataires, en particulier ceux des pays périphériques. Mais aussi une pression à la baisse de l’euro et des taux réels. La bonne réaction des marchés actions indique aussi que le QE devrait être bénéfique aux entreprises et à l’économie européenne au sens large. C’est la dévaluation de l’euro et la reprise économique espérée, avec une hausse de l’inflation importée et une diminution de l’excès de capacité de production qui, en définitive, aideront à une reprise de l’inflation. À court terme néanmoins, la baisse du cours du pétrole et la faiblesse économique de la zone euro ne laissent pas envisager une remontée rapide vers l’objectif de la BCE.
- La Fed est-elle toujours sur le chemin de la normalisation ?
- La Fed devrait continuer à normaliser sa politique monétaire et probablement augmenter son taux directeur en milieu d’année. Il faut toutefois souligner la faiblesse économique du reste du monde et la baisse du cours du pétrole qui poussent l’inflation américaine vers le bas et pourraient influencer le moment et l’étendue des hausses de taux à venir. Pimco continue de miser sur une normalisation du niveau des taux qui n’aura rien à voir avec les cycles passés et dont la destination sera inférieure. C’est ce que nous appelons la «nouvelle neutralité» faisant référence au taux neutre des banques centrales.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
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Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
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L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions