L’Efama place l’investisseur au centre de sa nouvelle stratégie
L’Association européenne de la gestion a publié une étude sur la ventilation des coûts dans les fonds de placement
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Stéphanie Salti, à Londres
L’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama) a décidé de placer l’investisseur au centre de sa stratégie de lobbying. Sous la houlette de son nouveau président Claude Kremer, l’association s’est fixé un plan de développement s’appuyant sur cinq piliers : si le chantier de l'épargne à long terme, hérité de la présidence précédente, est reconduit, le soutien à une réglementation bénéfique pour l’investisseur, la protection de la marque Ucits et la réaffirmation de l’importance de l’industrie des fonds pour l’économie feront partie de la feuille de route de l’association au cours des deux prochaines années. Sans oublier l’encouragement à l’information et à l’éducation de l’investisseur, un dossier jugé clé dans la stratégie de l’Efama.
L’organisme a d’ailleurs commandé une étude indépendante sur la ventilation des frais de gestion, le total expense ratio (TER), par type d’acteurs dans la chaîne de valeur des fonds en Europe mais aussi aux Etats-Unis. Selon le rapport qui s’est appuyé sur 17 membres de l’Efama représentant plus de 1.000 milliards de dollars d’encours domiciliés en Europe, les gérants de fonds Ucits retiennent environ 42% des frais et charges alors que 41% sont reversés en rétrocession aux distributeurs et une plus faible proportion (17%) aux autres services comme l’administration. Selon l’étude, le montant des frais outre-Atlantique ne serait pas si différent de l’Europe: au travers de l’ensemble des classes d’actifs, et à l’exclusion des trois principaux acteurs américains, les frais de gestion seraient plus élevés en Europe à hauteur, en moyenne, de seulement 3 bp.
«Il faut bien garder en tête que les Etats-Unis présentent d’énormes économies d’échelle» a souligné Massimo Tosato, vice-président d’Efama et vice-président exécutif au sein de Schroders devant la presse. «Nous devons opérer dans un environnement beaucoup plus compliqué, caractérisé à la fois par 27 langues différentes, des environnements réglementaires et fiscaux distincts, et qui augmentent les coûts». Au-delà de la directive Mif, les prochaines réglementations devraient soutenir les chantiers de l’association: «nous avons besoin de Prip’s toute de suite» a ainsi martelé Claude Kremer signalant ainsi que ces «package retail investment products» répondront aussi à l’impératif de transparence prôné par l’Efama.
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