L’économie japonaise semble résister à la hausse de la TVA
L’enquête Tankan montre une baisse de l’activté pour les grandes sociétés nippones mais une hausse des perspectives d’investissements
Publié le
Patrick Aussannaire
-
François LE GUEN - PHOTOHEART
Le scénario catastrophe de 1997 semble ne pas se répéter pour le Japon. L’enquête Tankan a, certes, fait état d’une détérioration plus forte qu’attendu de l’activité des grandes entreprises manufacturières nipponnes pour le deuxième trimestre. A +12, l’indice ressort en baisse de 5 points par rapport au premier trimestre et en deçà des +15 prévus par le consensus. «La hausse de la demande avant celle du taux de TVA de septembre 2013 à fin mars 2014 a déjà été compensée par la forte baisse de la demande après sa mise en place», estime SG CIB qui précise néanmoins qu’«à +12, il reste solide et suggère que le Japon ne devrait pas entrer en récession».
L’indice des perspectives d’activité des grandes entreprises manufacturières pour le troisième trimestre dépasse même, à +15, son niveau du premier trimestre. En outre, bien que l’indice pour les grosses sociétés non manufacturières ait chuté de 5 points pour revenir à +19, il s’avère conforme aux attentes du consensus, avec un niveau stable attendu au troisième trimestre. «Nous anticipions une chute plus importante des prévisions d’activité pour les entreprises non manufacturières, l’impact de la hausse de la TVA touchant plus les secteurs de la vente au détail et des services que le secteur manufacturier», ajoute SG CIB.
D’ailleurs, les grosses sociétés ont révisé à la hausse leurs perspectives d’investissements à +7,4% pour 2014, contre +0,1% à la dernière enquête. L’indice d’activité des PME, considéré comme un indicateur avancé de l’emploi et des salaires, s’est à nouveau amélioré de 2 points à +11 pour le deuxième trimestre. Une résistance liée à l’effet du plan de relance budgétaire qui a conduit à une hausse de 45,8% de la valeur des contrats publics reçus par le secteur de la construction entre les mois de mars et mai. Le taux de chômage a chuté à 3,5% en mai, son plus faible niveau depuis fin 1997.
Dans ce contexte, si le PIB japonais a progressé à un rythme de 6,7% au premier trimestre, une contraction semble inévitable au deuxième. C’est donc du rebond de l’activité au troisième trimestre que dépendront à la fois la nouvelle hausse du taux de TVA à 10% prévue pour octobre 2015, mais aussi un nouvel assouplissement monétaire de la BoJ pour soutenir l’activité et l’inflation. Barclays table sur une contraction du PIB de 3,8% au deuxième trimestre, puis un rebond de 1,7% et 2,3% aux deux derniers, soit une croissance de 1,7% sur 2014.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
« Magnifica humanitas » (« Humanité magnifique » en latin), la première encyclique du pape Léon XIV est publiée lundi 25 mai. Elle est consacrée à l’intelligence artificielle et pourrait avoir une grande portée dans un temps de révolution technologique
Le Premier ministre a dit ne pas vouloir proposer d'augmentation des prélèvements dans son projet de budget pour 2027. Un engagement plus flou qu'il n'y paraît
Chimio, soins palliatifs, urgences : les coûts de prise en charge chez le patient sont moindres qu'à l'hôpital, assure la fédération hospitalière Fnehad, qui veut encourager le développement de l'activité hors des murs des établissements conventionnels