L'économie française devrait se redresser timidement en 2015
La baisse cumulée de l’euro et du prix du pétrole devrait permettre à l’économie française de se redresser légèrement. Dans sa dernière note de conjoncture publiée hier, l’Insee a laissé sa prévision de croissance inchangée à +0,1% au quatrième trimestre et à 0,4% sur 2014, malgré la bonne surprise du troisième trimestre. Une croissance portée par une contribution positive du commerce extérieur de 0,2 point, la baisse de l’euro permettant aux exportations de rebondir de 0,5% après -0,1% au troisième trimestre, alors que les importations ralentiraient à +0,5%, après +1,1%.
L’an prochain, l’activité progresserait à un rythme de 0,3% sur les deux premiers trimestres, avec un acquis de croissance estimé à 0,7% à fin juin. La croissance des exportations se maintiendrait à un rythme d’environ 1% au premier semestre, avec une poursuite de la croissance des salaires nominaux mais à un rythme plus faible de 1% en juin 2015, contre près de 2% mi-2014.
Dans le même temps, l’Institut a ajusté à la baisse de 0,3 point sa prévision d’inflation pour fin 2014 pour la ramener à seulement +0,1%. Elle devrait même passer en territoire négatif début 2015 et s’y maintenir. Après s’être contracté de 0,2% en novembre sur un an, l’indice sous-jacent devrait quant à lui revenir à +0,3% en janvier avant de revenir à +0,1% en juin. L’Insee estime en outre à 30% la probabilité de le voir terminer le premier semestre en négatif.
Ces prévisions se basent sur un prix du Brent moyen de 70 dollars le baril et une parité euro-dollar de 1,23. Les baisses du taux de change et du prix du pétrole au second semestre 2014 ont un effet favorable à partir de ce trimestre, à hauteur de plus de 0,1 point supplémentaire par trimestre sur la croissance du PIB français d’ici à mi-2015, soit un effet cumulé de 0,4 point sur la période, selon l’Insee. Les effets sur l’inflation sont néanmoins jugés «plus ambigus».
Dans ce contexte, l’Institut ajoute que l’impact d’une baisse du prix du pétrole à 60 dollars sur la période aurait certes un impact positif sur la croissance de 0,1 point à partir du deuxième trimestre 2015, mais dégraderait l’inflation en juin de 0,2 point. Parallèlement, une baisse supplémentaire de l’euro contre dollar de 7% et du taux de change effectif réel de 1,7% par trimestre ajouterait 0,1 point de croissance et profiterait également à l’inflation à hauteur de 0,1 point.
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