L'économie française cale au deuxième trimestre
Après le bel élan du premier trimestre, le ralentissement brutal du deuxième. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) en France a été nulle au deuxième trimestre, selon les premiers résultats publiés vendredi par l’Insee. Les marchés étaient plutôt calmes à l’annonce de ce résultat. La bourse de Paris progressait de 0,6% dans les premiers échanges.
En zone euro, la croissance économique a été légèrement inférieure aux attentes au deuxième trimestre, selon la première estimation du PIB publiée vendredi par Eurostat. Le PIB des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a progressé de 0,3% sur la période avril-juin par rapport aux trois mois précédents, donnant une croissance de 1,2% en rythme annuel. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,4% d’un trimestre sur l’autre et de 1,3% sur un an.
Malgré ce ralentissement de l'économie française, le ministre des Finances Michel Sapin a affiché sa satisfaction. «Après un premier trimestre très dynamique, le niveau de l’activité se maintient. A fin du premier semestre, l’acquis de croissance est de 0,8% ce qui conforte notre objectif de 1% pour l’année 2015", a déclaré le ministre. Initialement annoncée à 0,6%, la croissance du premier trimestre a également été revue à la hausse à 0,7%.
Principales raisons au ralentissement du deuxième trimestre, une très faible progression de la consommation des ménages (+0,1%) alors qu’elle avait bondi au premier (+0,9%) et un effet de variation des stocks des entreprises fortement négatif (-0,4%), alors qu’il était pour beaucoup (0,3 point) dans la bonne performance d’ensemble du premier trimestre.
En revanche, le commerce extérieur a eu une contribution positive de 0,3 point, un plus haut depuis le quatrième trimestre 2011, du fait d’une progression des exportations (+1,7%) nettement plus forte que celle des importations (+0,6%).
L’investissement global s’est contracté de 0,3%, toujours plombé par le secteur de la construction. Hors celui-ci, l'évolution aurait été positive de 0,4 point. Celui des seules entreprises a progressé de 0,2%, soit là encore moins qu’au premier trimestre (+0,6%) mais son niveau atteint un plus haut depuis l'été 2008.
De son côté l’Allemagne a affiché une croissance de 0,4%, au deuxième trimestre, un peu moins soutenue qu’anticipé, selon les chiffres d’Eurostat.
Plus d'articles du même thème
-
Les angles morts de la Contribution sociale de solidarité des sociétés
Exigible au 15 mai prochain, la C3S (ou Contribution sociale de solidarité des sociétés) reste souvent perçue comme une imposition marginale. Pourtant, c'est loin d'être le cas. Car des montants atteignant des centaines de milliers d’euros peuvent se retrouver en jeu. -
Inest Family Office émerge
Ce nouveau multi-family office est créé à l'initiative de deux anciens de Natixis Wealth Management, Benjamin Boylo et Aurélie Nourrin, avec le soutien de Jacques-Antoine Allain comme senior advisor. -
Les lignes de swap et les monnaies numériques de banque centrale ne détrôneront pas le dollar
Dans cette tribune, Basile Marin et Léo Marin, respectivement PDG d'Expansion, un fonds d’investissement dans les technologies et infrastructures de la bioénergie, et directeur des investissement d'Expansion Partners, expliquent que ces outils ne s’attaquent pas à l’avantage central du dollar : un coût de transaction structurellement inférieur lié à son rôle de monnaie pivot. -
La cryptobourse Coinbase licencie 14 % de ses salariés
Le courtier en cryptoactifs se sépare de 700 salariés. Son PDG, Brian Armstrong, blâme la volatilité des cryptomonnaies et l'intelligence artificielle. -
Vodafone devient seul maître à bord du leader des télécoms au Royaume-Uni
Le conglomérat hongkongais CK Hutchison cède sa participation de 49 % dans VodafoneThree pour 5,8 milliards de dollars. -
Un activiste jette le doute sur le fabricant d’armes tchèque CSG
A la frontière entre un média d’investigation et un fonds spéculatif, Hunterbrook s’en prend au fabricant de munitions qui s’est récemment introduit en fanfare à Amsterdam. CSG conteste les accusations et publie une réponse détaillée aux attaques sans parvenir à redresser la barre en Bourse.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- L'IA pourrait réduire les coûts des gestionnaires d’actifs de 25% à 35% d'ici à cinq ans
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
- BNP Paribas collecte 15,7 milliards d'euros dans sa gestion d'actifs au premier trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
Calme, luxe et voluptéLe luxe de la terre à la lune…
Le luxe poursuit son orientation aujourd’hui vers une forme d’hospitalité traduisant une envie de rupture et de dépaysement. Est-ce le signe que le succès même du luxe « classique » l’a quelque peu banalisé, fait rentrer dans notre quotidien ? -
Choix des armesFace à l'« hiver démographique », les ingrédients des politiques familiales qui réussissent
La France, qui reste l'un des pays les plus féconds d'Europe, voit sa natalité baisser inexorablement. Le Haut commissariat au Plan propose des pistes pour tenter d'inverser ou au moins de stopper cette tendance inquiétante -
Restons calmesBateau de croisière contaminé : faut-il craindre une épidémie d’hantavirus ?
Depuis le 11 avril, trois personnes sont mortes sur un bateau de croisière à cause d'un virus transmis par des rongeurs. La situation, spectaculaire, rappelle la façon dont l'épidémie de Covid-19 s'est propagée. Une crainte à relativiser, selon un médecin et un chercheur