L’économie britannique se ressent déjà de l’effet Brexit
Dans un mois et quelques jours, le Royaume Uni sera fixé sur son sort en Europe.
A l’approche de l’échéance, les signes qu’une sortie de l’Union ne serait décidément pas une mince affaire se multiplient.
Les avertissements pleuvent en tout cas de toutes parts.
-Après l’OCDE, qui parle d’une perte de 3 points de PIB à l’horizon 2020 ;
-après la Banque d’Angleterre qui redoute une chute de la livre, une remontée de l’inflation et une possible récession ;
-après le Trésor britannique dont les scénarios sont tous très sombres pour cause de dépréciation de la position commerciale, c’est au tour du FMI d’y aller de sa prévision catastrophiste.
Pour sa directrice générale, Christine Lagarde, les Britanniques seraient fortement frappés au portefeuille. Ils auraient à redouter la chute des marchés d’actifs, la Bourse notamment et le marché immobilier.
Il n’est pas sûr que ce pilonnage des grandes institutions soient aussi influents que leurs responsables le pensent, tant la méfiance à l’égard du discours dominant est grande aussi outre-Manche.
Les sondages ne donnent toujours qu’une très légère avance au camp du maintien avec une proportion élevée d’indécis.
En revanche, l’opinion sera peut-être plus sensible aux premiers signes tangibles d’un ralentissement.
La croissance s’est affaiblie au premier trimestre, au plus bas depuis l’été 2013, notamment du fait d’un investissement qui pique du nez depuis le printemps 2015.
C’est vrai dans l’industrie, avec un recul qui s’aggrave de trimestre en trimestre, et dans l’immobilier, notamment commercial.
Ce sont les étrangers qui, sans surprise, prennent leur distance. Or ce sont eux qui ont largement nourri la fièvre immobilière britannique récente.
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