L’économie britannique reste trop dépendante du financement extérieur
La BoE reste vigilante concernant les risques qui peuvent menacer la reprise de l’activité au Royaume-Uni. Dans les minutes de la dernière réunion de son Comité de politique financière (FPC) du 24 mars publiées hier, l’autorité monétaire a ainsi alerté sur la détérioration du déficit courant britannique qui a atteint un plus haut de 6% du PIB du pays au cours du troisième trimestre 2014. Un niveau jugé par l’organe de supervision bancaire de la BoE «historiquement élevé» pour le Royaume-Uni et selon les critères internationaux, et qui pourrait ainsi, «dans des circonstances défavorables, entraîner une détérioration du sentiment de marché» vis-à-vis du pays.
Au dernier trimestre 2014, le déficit courant s’est légèrement réduit à 25,3 milliards de livres, et a en outre été largement compensé par les entrées de capitaux et investissements directs étrangers qui ont atteint 42,2 milliards. «Le déficit est actuellement financé par la demande étrangère pour les obligations et les actions britanniques, ainsi que les investissements dans l’économie», indique BNP Paribas CIB. Dans ce contexte, le FPC précise que «la composition en devises des actifs et passifs du Royaume-Uni suggère que les dépréciations de la livre sterling ont eu tendance à améliorer la position nette de ses investissements internationaux et vice-versa».
L’échéance des élections qui se tiendront dans le pays à partir du 7 mai, ainsi que le décalage du lancement du processus de resserrement monétaire de la BoE ont pesé sur la livre qui a poursuivi sa chute contre dollar mais a également cédé 3,5% contre euro depuis mi-mars. «L’importance croissante des partis politiques régionaux (au Pays de Galle, en Irlande du Nord et en Ecosse), qui dans une large mesure souhaitent tous moins d’austérité dans leurs régions et des pouvoirs accrus, ne sera pas de nature à aider le pays à réduire les craintes : la baisse du déficit budgétaire et des comptes courants britanniques ne sera pas tâche aisée», ajoute SG CIB.
Le FPC a également mis en garde contre les effets de contagion du risque grec, tout en précisant que l’exposition nette des banques britanniques représente seulement 1% de leur ratio agrégé «CET1» et que leurs principales contreparties «ne sont pas non plus fortement exposées à la Grèce, son économie ne représentant que moins de 2% du PIB de la zone euro». Il veille donc à ce que des plans de remédiation soient en place, si le risque grec dégénérait.
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