«L’écart entre les banques les plus faibles et les plus fortes devrait augmenter»
Samir Bederr, responsable de la gestion crédit et taux chez Banque Postale AM
Publié le
Solenn Poullennec
- L’Agefi : Quel pourrait être l’impact des nouvelles règles européennes de bail-in sur la dette financière ?
- Samir Bederr : Cette question, bien qu’importante, n’est absolument pas nouvelle. Il ne s’agit que de la formalisation légale d’un phénomène qui nous est annoncé depuis le début de la crise financière : les porteurs obligataires doivent être mis à contribution avant le contribuable en cas de faillite d’une banque systémique. L’Allemagne a été la première nation à écrire cela très explicitement (en excluant les Pfandbriefe, dettes sécurisées) dans une loi en novembre 2010. Depuis, d’autres pays se sont dotés de lois tout aussi «pénalisantes» pour les porteurs obligataires en cas de faillite bancaire. C’est le cas des Pays-Bas en 2012, qui a permis l’expropriation des porteurs subordonnés dans le cas de SNS Bank. En résumé, les investisseurs ne devraient pas être surpris par une telle loi. Le repricing devrait ainsi être relativement limité pour les banques les plus solides.
- Comment vous adaptez-vous à ces nouvelles règles ?
- Il est impératif de devenir plus sélectif que jamais, ce que nous avons fait depuis fort longtemps. En cas de problème, il est évident que la dette subordonnée aura un taux de recouvrement très faible, voire nul. Jusqu’à présent, aucun pays n’a osé impacter la dette senior, de peur de déstabiliser l’ensemble du système bancaire européen. Aujourd’hui le cadre légal est en place pour créer ce précédent, ce qui augmente fortement l’asymétrie d’être porteur obligataire de dette bancaire. L’écart de valorisation entre les banques les plus faibles et les plus fortes devrait augmenter.
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