Le Trésor américain lance avec réussite ses dernières émissions de l’année
Les Treasuries à court terme réduisaient leurs pertes hier soir dans le sillage d’un placement de titres à deux ans particulièrement suivi. Et cela, en dépit de la période des fêtes et d’une tempête de neige dans la région de New York qui a, un temps, fait planer la menace d’un report de l’opération. L’offre de 35 milliards de dollars d’obligations d’Etat à deux ans a suscité la plus forte demande enregistrée en trois mois. Le ratio bid-to-cover (montant demandé sur montant alloué) s’est établi à 3,71, le plus haut niveau depuis le 27 septembre (3,78).
Alors que le rendement des titres concernés se chiffrait à 0,755% en amont du placement, il est finalement ressorti à 0,740%, comparé à une prévision moyenne de 0,761% livrée par 7 des 18 primary dealers sondés par Bloomberg. Un niveau servi à hauteur de 68,25% de l’offre. Le rendement moyen s’est quant à lui arrêté à 0,720%. Après le bouclage de l’opération, les prix reprenaient de la vigueur, le rendement s'établissant à 22 h (heure de Paris) à 0,656%. Au même moment, les titres de maturité plus longue suivaient une tendance similaire.
Même si les observateurs ont souligné une demande meilleure qu’attendu, grâce à des rendements attractifs, ils restent toutefois prudents pour la suite. Le Trésor doit poursuivre aujourd’hui son appel au marché via le placement de 35 milliards de dollars d’obligations à cinq ans. Demain, il proposera 29 milliards de dollars d’emprunts à sept ans afin de boucler ce programme de 99 milliards de dollars.
Ces titres intermédiaires se retrouvent au cœur du deuxième round d’assouplissement quantitatif lancé par la Réserve fédérale pour un total de 600 milliards de dollars. Leurs rendements ont bondi d’environ 100 points de base depuis début novembre, ce qui pourrait contribuer à rendre ces titres plus attrayants. Selon William O’Donnell, en charge de la stratégie sur les Treasuries chez RBS Securities, l’offre de titres à sept ans porte toutefois le plus grand facteur d’incertitude en raison de la cherté relative de ce compartiment.
Autre signe de prudence, les observateurs insistaient sur la faiblesse des enchères indirectes (celles des investisseurs étrangers, notamment les banques centrales), qui n’ont représenté hier que 22,6% du total, soit le plus bas niveau depuis mai 2008. Une situation qui a permis aux primary dealers de rafler la plus grosse part du gâteau.
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