Le statut de créancier de la BCE dans le cadre d’un QE fait débat
Les freins réglementaires pourraient contraindre l’institution à ne pas adopter une logique entièrement pari passu qui limiterait l’efficacité du programme.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Si Mario Draghi est resté évasif concernant le lancement d’un programme de rachats d’obligations souveraines (QE) lors de la conférence de presse qui a suivi la dernière réunion de la BCE, la déception provoquée par le résultat de la deuxième TLTRO pourrait précipiter une prise de décision claire sur le sujet.
Avant tout lancement d’un tel programme, prévu par SG CIB dès la prochaine réunion du 22 janvier, ses membres devront préalablement s’entendre sur le niveau de risque que l’autorité est prête à prendre, ainsi que sur la ventilation des rachats d’obligations des différents pays sur la base des clés de répartition au capital de la BCE.
«Nous ne souhaitons pas causer un resserrement monétaire involontaire en optant pour une forme de séniorité qui pourrait être contre-productive», a indiqué Mario Draghi début décembre. Après le rejet par la Cour allemande du caractère pari passu de l’OMT en février, la Cour européenne de justice (CEJ) rendra un verdict préliminaire sur le sujet le 14 janvier. «Elle pourrait demander si être pari passu est un signe ex ante que la BCE est prête à participer à une réduction de dette», estime JPMorgan. L’autorité pourrait alors s’engager à ne pas participer à une éventuelle restructuration ou à ce que les pertes soient couvertes par la banque centrale du pays concerné.
«La logique d’actions progressives établie jusqu’ici par la BCE dans ces territoires inexplorés devrait la conduire à limiter le risque de crédit, probablement en restant créancier senior en cas de restructuration de dette», estime SG CIB. L’autorité semble ainsi contrainte de limiter ses achats à des obligations notées au moins «A» ou à intervenir sur la partie plus longue de la courbe, les taux de nombre de pays de la zone étant déjà nuls voire négatifs sur la partie courte. Dans un cadre qui limiterait les rachats à 20% de son stock d’obligations pour ne pas déstabiliser la liquidité et les prix de marchés, l’univers serait d’environ 500 milliards d’euros, contre 1.000 milliards avec des obligations notées au moins «BBB».
Dans ce contexte, «il sera difficile de prouver l’«intention» affichée par la BCE d’augmenter la taille de son bilan de 1.000 milliards d’euros et un tel programme serait insuffisant pour soutenir la croissance et l’inflation en zone euro», estime SG CIB. Des rachats d’obligations d’entreprises et d’agences publiques pourraient venir le compléter de 200 milliards supplémentaires.
Le géant de l'optique a révélé des résultats supérieurs aux attentes en dépit d'un chiffre d'affaires légèrement décevant. L'engouement pour ses lunettes connectées se poursuit.
La griffe italienne a vu ses ventes baisser de 2% en organique au deuxième trimestre, alors que le consensus craignait un recul plus marqué. Le groupe de luxe estime avoir passé un point d'inflexion pour ses activités et maintient l'objectif d'un retour à la croissance pour l'ensemble 2026.
La Chambre des représentants a adopté un projet de loi visant à reporter le débat sur le financement annuel fédéral au-delà des élections de mi-mandat du 3 novembre. Reste à le faire passer au Sénat, où les délais semblent trop courts pour un accord bipartisan
Le secteur du conseil attendait une prise de position de l'Autorité des marchés financiers pour savoir ce qu'il était possible de faire sans agrément MiCA. Alors que certains CIF redoutaient de devoir renoncer à toute forme de conseil, des possibilités existent.
Les résultats du géant du transport maritime ont profité d’une forte hausse des volumes et d’un redressement des prix au deuxième trimestre. De quoi compenser les perturbations dues au conflit en Iran.
Actuel directeur général en charge des opérations de prêt et de conseil de la Banque européenne d'investissement au sein de l'Union européenne, Jean-Christophe Laloux succédera à Marjut Falkstedt à la direction du Fonds européen d'investissement à partir du 1er janvier 2027.
Le fonds coté cible les fournisseurs stratégiques du Pentagone alors que Washington engage un plan de réarmement massif et de relocalisation industrielle inédit depuis 1945.
Les jeunes Horizons présidés par Marine Cazard laissent place à deux mouvements distincts, a appris l'Opinion. L'un rassemblera les étudiants, l'autre les jeunes actifs avec quatre valeurs en étendard : l'écologie, le féminisme, le souverainisme et le libéralisme. L'objectif pour Edouard Philippe est de combler son retard sur Marine Le Pen dans cet électorat
Face aux incendies qui ravagent la Gironde, Emmanuel Macron promet une « forêt différente » mais la politique erratique de l'Etat et les désaccords entre scientifiques et propriétaires forestiers sont sources de tensions
Tandis que des incendies de forêt incontrôlables ravagent le Sud-Ouest, le gouvernement exhume les dispositifs d'urgence sanitaire de 2020 pour aider les entreprises et les salariés