Le spectre d’un assouplissement quantitatif pèse sur l’euro
La monnaie unique semble à court de facteurs de soutien, comparée au billet vert. Déjà pénalisé par la forte chute de 2,3 % de la production industrielle en zone euro, l’euro continue de pâtir de l’attitude nébuleuse de la BCE vis-à-vis d’une politique monétaire non conventionnelle ambitieuse. Alors que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a ouvert la porte à une baisse de 25 pb du refi à 1 %, la devise européenne a perdu hier plus de 1 % face au dollar touchant un plus bas d’un mois à 1,2889, portant son déclin de 6,2 % depuis fin mars. « Le spectre d’un assouplissement quantitatif en zone euro continuera probablement de nuire à l’euro d’ici la réunion de la BCE de mai, estime Calyon, de plus, les signes de division au sein de la banque centrale, bien que minimisés par Jean-Claude Trichet à la fin de la semaine dernière, renforcent le scénario baissier pour l’euro à court terme ».
A contrario, la réaction haussière du dollar suite au ton plus prudent du Président Barack Obama sur l’économie américaine indique, aux yeux de Calyon, que la monnaie américaine « reste corrélée positivement à l’aversion pour le risque » et qu’elle endossera probablement son rôle de valeur refuge en bénéficiant de données américaines moins sévères. D’ailleurs, l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan est ressorti hier en hausse à 61,9 en estimation préliminaire pour le mois d’avril, contre 57,3 en mars, alors que le marché espère une poursuite de l’amélioration de certaines données comme les commandes de bien durables et les ventes de maisons anciennes et nouvelles.
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