La position française a reçu le soutien de Washington. L’Allemagne se retrouve isolée
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Duroyon
La photo de famille du G8 à Camp David. Photo: Ludovic/REA
-
Les bonnes mesures nesont pas les mêmes pour tous.Ce constatétabli ce week-end à Camp David par les huit grandes économies mondiales (G8) souligne les divisions persistantes sur la marche à suivre,notamment dans le délicat équilibre à trouver entre relance dela croissance et strict maintien d’une discipline budgétaire. Comme il l’avait fait à Berlin, le soirde son investiture, le président français François Hollande a réaffirmé la nécessité, à ses yeux, de mettre la croissance au cœur du débat.
Lors d’un point presse informel, François Hollande a qualifié ce sommet de «fructueux», estimant qu’il avait permis d’envoyer un double message : «il n’y aura pas de croissance sans confiance, et il n’y aura pas de confiance sans croissance». Au cours du week-end, le chef de l’Etat a reçu le soutien de son homologue américain. «La direction prise récemment par le débat devrait nous donner confiance», a estimé Barack Obama. Le communiqué final du G8 fixe pour impératif de «stimuler la croissanceéconomique touten respectant le ferme engagement à mettre en oeuvre des mesures d’assainissement des finances publiques qui feront l’objet d’une évaluation structurelle».
Bien qu’Angela Merkel assure que la France et l’Allemagne n’ont pas de divergence en matière de croissance, Berlin n’a pas manqué de faire entendre sa position. Se référant aux mesures de soutien engagées dans le sillage de la crise financière, la chancelière allemande a souligné que «tout le monde s’accordait à dire que de tels stimulus ne pouvaient pas être reconduits actuellement». La réduction des déficits publics et la relance de la croissance «sont les deux côtés d’une même pièce» et «ne devraient pas être joués l’une contre l’autre», a-t-elle ajouté.
La prochaine étape de ce dyptique croissance-austérité se jouera mercredi lors d’un sommet informel entre dirigeants européens. Pour des mesures concrètes, il faudra vraisemblablementattendre le sommet de juin. Le Président du conseilitalien Mario Monti a indiqué qu’il rencontrerait avant cette échéance ses homologues français et allemand à Rome le mois prochain.
Fait inhabituel, le communiqué du G8 fait mention du cas particulier d’un Etat. «Nous convenons du rôle prépondérant que joue une zone euro forte et unie pour assurer la stabilité et la reprise à l’échelle mondiale, et nous réitérons notre intérêt à ce que la Grèce demeure dans la zone euro tout en respectant les engagements qu’elle a contractés», soutiennent les dirigeants.
Athènes a confirmé samedi que de nouvelles élections législatives se tiendraient le 17 juin. Les derniers sondages sur place indiquent que la Coalition de gauche radicale (Syriza) a repris le dessus sur les conservateurs de Nouvelle Démocratie. Son chef de file, Alexis Tsipras, a estimé que jouer avec la peur d’une sortie de la Grèce de la zone euro n'était que de la«vulgaire propagande» destinée à «terroriser le peuple grec» avec un faux dilemme. A contrario, selon le Premier ministre britannique David Cameron, «la Grèce peutsoit voter pour rester dans l’euro, soit voterpour en sortir».
Du côté des marchés financiers, d’aucuns ont perdu patience. «Il n’y a pas la moindre chance que la Grèce reste dans la zone euro» et bloquer cette transition n’est que «torture», a affirmé samedi à Washington German Gref, ex-ministre russe de l’Economie etaujourd’hui PDG de Sberbank, la deuxième banque de Russie.
Le marché de l’emploi britannique continue de montrer des signes de faiblesse, avec un ralentissement des embauches, des emplois vacants au plus bas depuis 2021 et une moindre hausse des salaires. De quoi permettre à la Banque d’Angleterre de maintenir ses taux.
Danske Bank Asset Management a recruté deux professionnels pour renforcer ses capacités en matière de solutions de portefeuille et de stratégies d’investissement quantitatives.
Le groupe minier australien porte sa distribution annuelle à 8,7 milliards de dollars et consacrera près de la moitié de ses investissements de l'exercice en cours au métal rouge.
Nvidia va fournir une garantie allant jusqu'à 105 milliards de dollars pour le plus grand centre de données d’IA de l'éditeur de ChatGPT, prévu dans l'Ohio.
Réduire Adam Smith à la seule main invisible revient à passer sous silence la richesse d'une œuvre qui fut d'abord celle d'un philosophe moral. Le Saint-Père de l’économie contemporaine recompterait-il ses doigts après avoir serré la main invisible d’aujourd’hui ? Le premier volet de notre série consacrée aux économistes emblématiques face aux enjeux aigus du XXIe siècle.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Les départements estiment ne plus pouvoir faire face à l'augmentation des besoins des casernes qui se multiplient, et pas seulement pour lutter contre les feux de forêts
Après avoir déclaré que le candidat de la France insoumise était celui qui portait le programme le plus écologique dans ses propositions économiques et sociales, la ministre de l’Ecologie a rejeté l’invitation de Manuel Bompard
Après avoir cherché pendant des années à détenir des avoirs américains, la Chine mène depuis plusieurs mois une politique de diversification bien réfléchie