Le shadow banking a atteint un point haut de 67.000 milliards de dollars en 2011
Le décrivant comme «de l’intermédiation de crédit impliquant des entités et activités (totalement ou partiellement) en dehors du système bancaire traditionnel», le Conseil de stabilité financière (FSB) vient de livrer sa copie sur le shadow banking (système financier parallèle). Il a en premier lieu publié la seconde édition de son rapport annuel sur le sujet (Global Shadow Banking Monitoring Report), qui couvre désormais 25 juridictions contre 11 en 2011.
L’an dernier, le système financier parallèle a représenté quelque 67.000 milliards de dollars d’actifs, soit l'équivalent de 111% du PIB combiné de l’ensemble des juridictions. Les Etats-Unis constituent son terrain d'élection (23.000 milliards de dollars d’actifs), devant la zone euro (22.000 milliards de dollars) et le Royaume-Uni (9.000 milliards de dollars).
Parmi les principaux enseignements de ce travail, le FSB souligne que la granularité des données s’améliore. La proportion des intermédiaires financiers non bancaires non identifiés au sein de l’ensemble de l’intermédiation non bancaire a ainsi chuté de 36% en 2010 à 18% en 2011, signe d’une connaissance plus approfondie de cet univers. Le FSB prévoit de compléter cet exercice de surveillance l’an prochain par l’obtention de données supplémentaires.
Des exigences accrues en matière de reporting des données figurent d’ailleurs dans les rapports diffusés hier pour consultation publique. C’est le cas notamment pour les activités de prêt de titres et des opérations de pension livrée (repo) qui font l’objet d’un traitement particulier. Ces trois contiennent un ensemble de recommandations afin «de renforcer la supervision et la régulation du shadow banking».
Cinq principes fondamentaux ayant trait à l’esprit de la régulation y sont rappelés dans le premier : ciblage, proportionnalité, efficacité, évaluation et révision. Dans un deuxième rapport se rapportant aux entités non bancaires autres que les fonds monétaires, le FSB arrête le cadre de son action : mesure des risques grâce aux cinq fonctions économiques, mise en place de boîtes à outils et enfin, partage de l’information entre les autorités. Les réponses à la consultation sont attendues jusqu’au 14 janvier prochain.
Plus d'articles du même thème
-
Bruxelles force Meta à ouvrir Whatsapp
La Commission européenne a imposé mardi à Meta le retour gratuit des concurrents de son assistant conversationnel Meta AI dans WhatsApp. -
Apollo et Blackstone s'imposent comme grands argentiers de l'IA
Secondés par un syndicat bancaire, les géants de la dette privée apportent 35 milliards de dollars à un véhicule de financement monté avec le spécialiste des semi-conducteurs Broadcom pour répondre à l'insatiable demande de calcul des applications de l'intelligence artificielle. -
UniCredit continue à convaincre des actionnaires de Commerzbank
La banque italienne a annoncé avoir obtenu plus de 10% des titres de sa cible dans le cadre de son offre publique d’échange. De son côté, Commerzbank conteste le bien-fondé de ces chiffres. -
Vivendi va former un recours devant la Cour de justice de l'Union européenne
Vivendi estime que, dans le cadre d'une enquête sur une possible prise de contrôle de fait de Lagardère, la Commission européenne a fait une demande de renseignements de documents internes illégale en matière de protection des sources des journalistes et de respect de la vie privée. -
Anthropic lance une version bridée de son modèle IA le plus puissant
L'outil, dont les créateurs vantent les capacités «exceptionnelles», est programmé pour ne pas répondre à certaines demandes jugées dangereuses. -
Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
La banque mutualiste a annoncé la nomination de Claude Koestner. Il remplace Eric Petitgand qui avait pris ses fonctions en avril 2024.
ETF à la Une
Exposition au MSCI World au coût le plus bas du marché
- Derrière l’affaire Uzès Gestion, la délicate question de la direction de fait
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- L'allègement du reporting ESG divise à Bruxelles
- RockFi s'appuie sur BlackRock pour démocratiser la personnalisation du conseil
- WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Bon pointLa visite « gagnant-gagnant » de Xi Jinping à Pyongyang
Kim Jong-un a tout fait pour rassurer le président chinois sur l'importance de ses liens historiques avec la Chine -
Comment le luxe s'est emparé de la Biennale de Venise
Cette année, Dior, Prada mais surtout Bvlgari ont investi massivement La Biennale de Venise qui n’est plus depuis longtemps seulement un événement artistique, ni même mondain. Les maisons de luxe s’y disputent les collectionneurs les plus importants et font feu de tout bois pour les arracher à leurs concurrents. -
L’échec du SCAF est un désastre pour le projet européen tout entier
L’Europe n’aura donc pas d’avion de combat commun. Avec les projets menés par Dassault et Airbus, elle risque d'en avoir deux, et rivaux