Le sentiment des investisseurs vis-à-vis des actions françaises se dégrade
Après le rally qu’ont connu les marchés actions ces derniers mois, la confiance à court terme des investisseurs institutionnels vis-à-vis de cette classe d’actifs s’est un peu érodée. Interrogés fin septembre à l’occasion de la deuxième édition du Baromètre Allocation Actions réalisé par L’Agefi en partenariat avec Axa IM, aucun investisseur institutionnel français ne s’affirme très confiant (1 sur une échelle de 1 à 5) à un horizon de trois mois. Ils étaient 14% dans ce cas lors de la première édition du Baromètre en mars dernier.
Cependant à moyen terme les anticipations d’allocation en actions se renforcent, puisque 36% des répondants expriment, pour les douze prochains mois, une volonté de la maintenir (contre 45% en mars), 14% de la diminuer (contre déjà 14%) tandis que désormais 36% souhaitent l’augmenter (contre 32%). En termes de zones géographiques enfin, les investisseurs français distinguent très nettement le plutôt faible potentiel à 12 mois du marché français (ils sont négatifs pour 57% d’entre eux), de celui, à leurs yeux plus attractif, de la zone euro dans son ensemble (positifs pour 57% aussi). Surtout, les actions asiatiques sont plébiscitées par 71% d’entre eux.
L’évolution du contexte se traduit aussi dans les intentions de privilégier un peu plus encore la gestion active (79%) sur la gestion indicielle (21%). «La gestion active recueillait un peu moins de suffrages (71%) il y a six mois, ce qui peut s’expliquer par une volonté de revenir à plus de sélectivité, de recherche d’alpha après la hausse des marchés» relève Franz Wenzel, chief strategist d’Axa IM.
Mais l’appétit des investisseurs pour les actions reste très dépendant de la conjoncture. C’est ainsi que «l’accélération du rythme des crises financières» est susceptible de «modifier l’orientation de (leurs) placements» sur les actions zone euro (79%), les actions internationales (71%), et il est vrai plus encore sur les obligations d’Etat (86%), mais à l’inverse beaucoup moins sur l’immobilier (50%) et la gestion alternative (43%).
Plus surprenant, dans cette perspective, les obligations d’entreprises sont aussi vouées à faire l’objet d’arbitrages dans l’esprit de beaucoup d’investisseurs (64%). «Un sentiment à mettre lui aussi en relation avec l’excellent parcours de cette classe d’actifs ces derniers mois, qui peut faire craindre des prises de bénéfices» juge Franz Wenzel.
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