«Le scénario le plus probable reste celui d’un accord entre la Grèce et les Européens»
Olivier Raingeard, chef économiste de Neuflize OBC
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : L’euro peut-il encore baisser face au dollar avec le lancement du QE ?
- Olivier Raingeard : L’euro ne devrait pas baisser davantage avec le lancement effectif du QE de la BCE, les investisseurs ayant intégré cette opération. Trois grands facteurs devraient désormais guider l’évolution de l’euro-dollar à court terme: la politique monétaire américaine, l’évolution de la conjoncture européenne et le dénouement des négociations entre la Troïka et la Grèce. L’activité aux Etats-Unis marque légèrement le pas, l’économie américaine étant en phase de transition. La baisse du prix du baril de pétrole affecte sensiblement les investissements consentis dans le secteur énergétique. Elle bénéficie néanmoins au consommateur et l’effet devrait se diffuser progressivement à l’ensemble de l’économie américaine. Ceci incite, pour l’instant, l’institution monétaire à temporiser. L’économie européenne, quant à elle, devrait surprendre positivement au cours des prochaines semaines, portée par les effets cumulés de la baisse du pétrole et de l’euro et la poursuite de la détente des conditions de financement. Enfin, le scénario le plus probable reste celui d’un accord entre la Grèce et ses partenaires européens. Par conséquent, l’euro pourrait se réapprécier quelque peu au cours des prochaines semaines. A moyen terme, la désynchronisation des régimes monétaires plaide pour une poursuite de l’appréciation du dollar.
- A quel niveau voyez-vous le franc suisse se stabiliser face à l’euro à l’horizon trois mois ?
- Nous voyons le franc suisse se stabiliser sur les niveaux actuels. Les investisseurs ont désormais pleinement apprécié les décisions des deux banques centrales.
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