Le RSI se targue d’assurer son financement des retraites jusqu’en 2050
Le Régime social des indépendants (RSI) affiche des objectifs bien enviables dans le cadre de sa gestion des retraites complémentaires obligatoires sous sa responsabilité, celles des artisans et commerçants. Les réserves proches de 11 milliards d’euros, soit plus de sept années de prestations, devraient selon le dispositif actuel culminer entre 2022 et 2024 à la lisière des 12 milliards. Avant de fondre graduellement jusqu’à l’échéance fatidique de 2050.
Cette évolution reste théorique, comme le souligne le directeur des études et des placements François Lenormand, du fait des évolutions structurelles décidées par le conseil d’administration tous les six ans et qui ont pour objet de «retarder l’échéance». Il indique que déjà la réforme des retraites entérinée l’an passé a permis de décaler le curseur de 6 à 7 ans. Sachant que l’excédent technique (surplus des cotisations sur les prestations) reste aujourd’hui confortable. Il a évolué entre 2,95% (en 2009) et 6,55% (en 2007) au titre des quatre exercices écoulés.
Le RSI insiste sur le rôle primordial de commissions financières réunissant experts et administrateurs, «au cœur» de la gestion des placements depuis la création du RSI en 2006. Elles sont notamment chargées de la définition d’une allocation stratégique de moyen terme, avec un horizon de trois ans, ainsi que des marges de fluctuation permettant la mise en œuvre de l’allocation tactique par une équipe de gestion interne dédiée. De l’aveu des responsables du RSI, c’est bien l’allocation stratégique qui historiquement reste le principal moteur de la performance, bonne ou mauvaise.
Le portefeuille de placements du RSI se compose aujourd’hui de 45% d’obligations, de 30% d’actions, de 14% de produits monétaires et de 11% d’actifs immobiliers. La gestion alternative reste une «piste pour une gestion réellement satellitaire» selon le directeur des placements financiers Jean-Luc Vitré. La gestion est déléguée à hauteur de 60% environ, la gestion directe étant essentiellement composée de produits de taux et d’immobilier. 19 gérants externes, parmi lesquels les plus grands noms de la place, se partagent la manne, au travers de 22 fonds dédiés et 11 fonds ouverts purs. La performance financière issue de ce «modèle efficace pour le financement pérenne des retraites» s’est élevée à 7,76% en 2009 et à 5,02% l’an passé.
Plus d'articles du même thème
-
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM -
Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
L’introduction hors norme sur le Nasdaq de SpaceX a attiré une demande plus de 4 fois supérieure à l’offre avec une hausse de près de 20% de l’action à la première cotation. D’autres méga-IPO vont inonder le marché, avec des airs de déjà-vu et un parfum de bulle spéculative. -
« La croissance des bénéfices dans l’UE devrait être inférieure au consensus »
Michele Morganti, stratégiste actions senior chez Generali Investments -
«Nous adoptons une neutralité de prudence plus que de conviction sur les actions»
Philippe Perrody, directeur de la gestion diversifiée et allocation d’actifs, actifs cotés chez Sienna.
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
- Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
- Capital Group s'apprête à lancer ses ETF actifs en Europe
- L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
Contenu de nos partenaires
-
OPARaphaël Glucksmann : la gauche, c'est lui !
En meeting samedi, le cofondateur de Place publique a envoyé des messages d'amour aux socialistes. Il a besoin du soutien du PS pour devenir candidat à la présidentielle -
L'horizon s'assombritMatteo Salvini, le maillon faible de la coalition Meloni
La crise que traverse le chef de la Ligue, débordé par Roberto Vannacci et confronté à la fronde des élus du Nord, menace l’unité de la droite italienne en vue des législatives de 2027 -
Sur mesureG7 à Evian : ce que les Européens attendent de Donald Trump
Les alliés des Etats-Unis veulent profiter du sommet à Evian pour obtenir des avancées du président américain sur la guerre en Ukraine et une mission de déminage dans le détroit d'Ormuz. Mais rien ne garantit qu'il sera d'humeur généreuse