Le Royaume-Uni revoit en forte baisse son programme d'émissions
Grâce au plan d’austérité présenté hier, le Trésor a réduit de 20,2 milliards de livres les ventes de Gilts pour l’exercice 2010-2011 à 165 milliards
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tan Le Quang
L’avenir de la dette souveraine dépendra essentiellement de la crédibilité des mesures de resserrement budgétaire. Et sur ce terrain-là, le Royaume-Uni semble déjà bien placé. Suite au plan de résorption du déficit budgétaire dévoilé hier par le gouvernement de la coalition, le Trésor a réduit de 20,2 milliards de livres les émissions de dette d’Etat (Gilts) prévues pour l’année 2010-2011 à 165 milliards. Un geste visant à refléter la nouvelle prévision du besoin net de financement du pays à 146,1 milliards de livres. Du coup, trois adjudications prévues ont été annulées pour un total de 14 milliards, ramenant à 132 milliards le montant des placements par adjudication. De même, les ventes de Gilts par d’autres méthodes de placement vont diminuer de 6,2 milliards à 33 milliards. Aucun changement n’est prévu du côté des bons du Trésor.
«Rapporté à l'économie, l’emprunt tombera de 10,1% du PIB cette année à seulement 1,1% en 2015-2016», a souligné hier George Osborne, le ministre britannique des Finances.
Cet allègement des émissions de dette a été bien accueilli. Les taux à 2 et 10 ans des Gilts se repliaient, dans l’ordre, de 7 et 5 pb à 0,785% et 3,45%. Le spreads à 5 ans des contrats de protection contre le risque de défaut (CDS) s’est resserré hier, d’après CMA Datavision, de 2 pb à 76,7 pb. La devise britannique a pris des couleurs face la monnaie unique, l’euro/livre baissant de 0,63% à 0,829.
Fitch a laissé le pays en catégorie AAA avec perspective «stable». L’agence voit dans ce budget un signe fort d’intention du nouveau gouvernement d’accélérer le rythme de réduction de déficit et de stabiliser la charge de la dette.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
Alors que l'action SpaceX se négociait, jeudi, en dessous de son niveau d'introduction, sa volatilité inquiète à l’approche de la première échéance de la fin de la période de blocage. Et pour le sort des autres IPO à venir.
Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
Le très attendu rapport sur la compétitivité bancaire de la Commission européenne doit être publié ce vendredi après-midi. Il propose d'assouplir certaines exigences prudentielles, notamment dans le ratio de levier, ainsi que des mesures pour encourager la consolidation du secteur.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli
La période du 14 juillet au 15 août marque-t-elle une pause dans la campagne ou offre-t-elle une opportunité de la faire décoller ? Philippe, Mélenchon, Marine Le Pen... Aucun candidat à l’Elysée n’a les mêmes plans de vacances
Le projet de loi d'urgence agricole a franchi une étape importante : députés et sénateurs se sont mis d'accord sur la version commune qui sera soumise au vote dans chacune des chambres. Celle-ci n'en reste pas moins clivante