Le Royaume-Uni conforte sa place de locomotive européenne
Les Ecossais ont dit «non» le 18 septembre dernier à une indépendance qui aurait eu des répercussions importantes sur le plan économique, avec des négociations que l’on imaginait sans aucun doute longues et douloureuses autour de la répartition des actifs et des dettes entre les deux parties d’un royaume désuni. Les perspectives de croissance britannique semblent donc désormais plus sereines.
En effet, le rythme très dynamique de la croissance britannique aux premier et deuxième trimestres dénote nettement au regard des chiffres atones de la croissance en zone euro. Le Royaume-Uni a notamment bénéficié d’une contribution importante de la consommation des ménages grâce à une baisse significative du taux de chômage. La seconde partie de l’année verra sans doute un ralentissement de la croissance, une partie significative des dépenses de consommation des ménages semblant avoir été également financée par une baisse du taux d’épargne. Parallèlement, les élections de 2015 pourraient pousser certaines entreprises à repousser leurs projets d’investissement, si des modifications fiscales devaient avoir lieu. Il n’en reste pas moins que le Royaume-Uni affichera un rythme de croissance de l’ordre de 3% en 2014, très supérieur à celui de la zone euro (inférieur à 1% sur la même période).
Dans ce contexte, 2014 mais surtout 2015 marqueront certainement une amplification de la divergence des politiques monétaires de part et d’autre de la Manche. Si la BCE accentuera encore cette année le «quantitative easing» (QE) par l’achat potentiel d’actifs de titrisation, la BoE sera sûrement la première grande banque centrale à relever les taux en 2015. C’est en tous cas ce à quoi le gouverneur Mark Carney prépare le marché depuis son discours de Mansion House en juin dernier.
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