Le Royaume-Uni a plus de 50 % de chance de résorber son déficit d’ici à 2015-1016
Le rebond de l’activité outre-Manche pourrait être un peu moins timoré qu’attendu. C’est du moins l’hypothèse de l’Office for budget responsability (OBR), le bureau en charge de l’analyse des finances publiques britanniques. Celui-ci a revu à la hausse sa prévision de croissance du PIB du Royaume-Uni pour l’année 2010 de +1,2% à +1,8%. De même, l’OBR a ramené le nombre de destructions d’emplois dans le secteur public sur les cinq prochaines années à 330.000 postes, contre 490.000 précédemment estimé en juin.
Mais l’optimisme du bureau s’arrête là. «L’économie continuera à se remettre de la récession, mais à un rythme plus lent que lors des reprises des années 70, 80 et 90», souligne l’OBR. Ainsi, l’organisme a révisé de 2,3% à 2,1% sa prévision pour 2011 et de 2,8 % à 2,6% pour 2012. En 2013, le PIB devrait croître un pic de 2,9% pour se tasser à 2,7% en 2014-2015.
Suite à cette révision à la baisse, l’OBR a relevé à la marge de 1 milliard de livres le déficit budgétaire, à 117 milliards pour l’exercice 2011 clôturant à la fin mars 2012, contre une estimation de 116 milliards en juin. Surveillant la capacité du pays à atteindre les objectifs budgétaires à moyen terme et donnant son point de vue sur la soutenabilité long terme des finances publiques, le bureau estime que le gouvernement a plus de «50% de chance» de résorber le déficit budgétaire d’ici à 2015-1016, et que ses efforts budgétaires lui permettront d’économiser 19 milliards de livres de paiement d’intérêts à cet horizon.
D’ailleurs, côté endettement, le bureau dresse l’hypothèse d’un pic du ratio dette nette publique sur PIB à 69,7 % PIB en 2013–14, qui baisserait à 67,2 % en 2015-16. L’OBR table sur des emprunts nets publics cette année à 148,5 milliards de livres, ce qui est 1 milliard de moins que prévu dans le budget provisoire de juin. Pour le DMO, l’agence en charge de la dette publique, les changements sont mineurs. Les besoins de financement net pour le gouvernement pour 2010-2011 sont relevés de 200 millions de livres à 162,7 milliards. Ainsi, le DMO a révisé à la hausse de 100 millions chacun les montants d’émissions de dettes à court et à long terme, à respectivement 52,7 milliards et 40,5 milliards sur l’exercice.
Plus d'articles du même thème
-
Bunch lève 35 millions de dollars pour remplacer Excel au sein des fonds européens de private equity
Mené par Portage, la plateforme d'investissement de Sagard dans la fintech, le tour de série B vise à accélérer le développement de la jeune pousse berlinoise. Bunch équipe déjà plus de 150 fonds et a vu ses revenus récurrents quadrupler l'an dernier. -
Stellantis veut investir 60 milliards d'euros d'ici à 2030 pour redresser la barre
Le constructeur automobile compte augmenter ses ventes dans ses deux principaux marchés, l'Amérique du Nord et l'Europe, de 15% à 25% d'ici la fin de la décennie. -
Le scénario de stagflation s'ancre dans la zone euro
Avec l'effet Golfe, les relais de croissance encore existants ne permettent plus de croire à un retour au potentiel en 2027, estime Sylvain Broyer, chef économiste EMEA, S&P Global Ratings. -
Vanguard lance deux ETF sur les actions européennes
Le deuxième gestionnaire d'actifs mondial étoffe sa gamme de fonds coté avec des indices sur la zone euro et sur les petites capitalisations européennes. -
La fusée SpaceX relègue ses actionnaires au rang de spectateurs
Souscrire une action SpaceX se résumera à acheter le génie supposé du capitaine Musk, en fermant les yeux sur une gouvernance totalement déséquilibrée et des multiples de prix exorbitants. -
Generali débute bien l’année et confirme ses ambitions pour 2027
L’assureur italien a dévoilé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Son action en profite pour rebondir en Bourse.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond début mai
- Amundi restructure son organisation autour de cinq pôles
- Jean-Jacques Barbéris va rejoindre la direction de Caceis
- State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Axel Plichon (Eleva) : «Nous voulons renforcer notre maillage européen»
- JP Morgan AM veut faire passer les investisseurs des ETF passifs aux ETF actifs dans l'obligataire
Contenu de nos partenaires
-
INTERVIEWAntoine Saintoyant : « Intervenir après la réalisation de l’aléa coûte beaucoup plus cher »
Directeur de la Banque des Territoires et directeur général adjoint du Groupe Caisse des Dépôts, Antoine Saintoyant revient sur les enjeux des territoires face au changement climatique -
Heures précieuses
Estompant la frontière entre montres et bijoux, les horlogers imaginent des bijoux qui donnent l'heure, sertis ou pavés. -
Le cercle des initiésSpaceX entre en orbite boursière : attachez votre ceinture !
L’Agefi et l’Opinion passent toutes les semaines au laser des entreprises ou des secteurs qui ont fait l’actualité