Le rouble subit de plein fouet les craintes pesant sur l’activité russe
Le rouble poursuit sa chute. La monnaie russe s’est dépréciée hier pour la troisième séance consécutive de 0,7% contre dollar à 31,926 et de 0,6% contre euro à 43,4734 et de 0,6% à 37,0509 contre un panier de devises. Le rouble a ainsi dévissé de près de 10% en un mois contre dollar et de 4% contre euro. L’intervention lundi de la banque centrale sur le marché des changes à hauteur de 6 milliards de dollars, dont 2,36 milliards sur la seule journée de lundi, pour ramener la parité dans sa fourchette de 32,50 à 37,50 roubles contre un panier de devises, ainsi que les appels au calme de son président, Sergei Ignatyev, sont restés lettre morte.
Les fuites de capitaux nettes ont atteint plus de 30 milliards de dollars au premier semestre. Selon les estimations d’ING, elles pourraient s’accélérer à un rythme de 25 à 30 milliards pour le seul quatrième trimestre, accentuant la pression à la baisse sur le rouble.
Et le sacrifice du ministre des Finances, Alexeï Koudrine, considéré par les marchés comme le plus crédible à mener les réformes structurelles du pays, pour préparer le retour annoncé de Vladimir Poutine aux commandes, n’est pas le seul paramètre à avoir précipité la chute de la devise. Le FMI a alerté sur la hausse des dépenses publiques qui rend l’économie vulnérable à une chute des prix du pétrole. Celui-ci représente avec le gaz les deux tiers des exportations du pays. Le prix de l’Urals, référence du pétrole à l’exportation, a plongé de 14% à 104,85 dollars par baril depuis ses plus hauts d’avril dernier, jetant un voile sur les perspectives de croissance de l’économie russe ainsi que sur le rééquilibrage des finances publiques.
Les prix de l’Urals retenus dans le budget fédéral se situent à 100 dollars le baril pour 2012, à 97 dollars pour 2013 et à 101 dollars pour 2014. Alexeï Koudrine, a alerté qu’en cas de chute des cours du pétrole à 60 dollars le baril, il faudrait réviser le budget fédéral en 2012. «Nous savons que cela porterait notre croissance économique à zéro, voire en dessous de zéro, mais, en principe, notre budget serait en mesure de faire face à un prix aussi bas pendant un an». Dans ce contexte, la volonté affichée par le président Dmitri Medvedev de dépenser plus de 20.000 milliards de roubles d’ici 2020 (477 milliards d’euros) pour moderniser les armées n’est pas de nature à calmer les inquiétudes des investisseurs.
Plus d'articles du même thème
-
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
Le gestionnaire d’actifs français élargit son offre avec un véhicule sur les stratégies à court terme et un fonds axé sur les obligations d’entreprises mondiales. -
Les banques américaines ouvrent grand le robinet des dividendes
La Réserve fédérale américaine a publié mercredi les résultats des tests de résistance des 32 plus grandes banques du pays. Toutes ont réussi à passer ces tests, qui ont ouvert la voie aux annonces de hausse de dividende. -
OpenAI dévoile Jalapeno, sa première puce IA
Conçue en partenariat avec Broadcom, la première puce d'OpenAI a été pensée pour fonctionner avec les modèles du créateur de ChatGPT et ceux d'autres entreprises pour moins cher. -
Alan enchaîne les levées de fonds pour nourrir ses ambitions
Trois mois après avoir levé 100 millions d’euros, la licorne française de l’assurance santé en ligne boucle un nouveau tour de table à 480 millions d’euros et fait entrer le fonds néerlandais Prosus et le family office britannique Dara Holdings au capital. -
C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
Après l'introduction en Bourse de SpaceX à New York, le grand public est invité à souscrire à celle du Slip Français à Paris. Pas à celle du groupe de défense franco-allemand KNDS, autrement plus significative pour la souveraineté européenne. Un deux poids deux mesures étonnant. -
HSG et Temasek entrent au capital de Golden Goose pour pousser son développement en Asie
Rejoint par Temasek, le fonds chinois a bouclé l'acquisition d'une participation majoritaire au capital du fabricant de sneakers vénitien. Le cédant Permira conserve un reliquat après cinq ans de détention marqués par un quasi-triplement du chiffre d'affaires.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
Contenu de nos partenaires
-
Oser le rosé le plus cher du monde?
À 190 euros la bouteille, le Clos du Temple de Gérard Bertrand s'est imposé comme le rosé le plus coûteux jamais commercialisé. -
La voile, un véritable soft power pour Loro Piana
Comment la griffe italienne Loro Piana, épitome du quiet luxury et sponsor de la Giraglia, a fait du nautisme un ultime laboratoire du luxe. -
L’épopée de Pomellato se raconte au Palais de Tokyo
Jusqu'au 20 juillet, le joaillier italien Pomellato, connu mondialement pour ses chaînes ultra-graphiques et pour avoir introduit le concept de joaillerie prêt-à-porter investit le Palais de Tokyo pour sa première exposition à Paris.