Le risque est peut-être un peu trop rémunéré
Le graphique ci-contre montre l’évolution de l’appétit pour le risque, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.
Lorsque l’indicateur d’appétit pour le risque vaut 100%, les actifs les plus risqués (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont ceux ayant le plus performé récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l’égard du risque.
Comme nous le remarquions récemment, l’appétit pour le risque connaît une forte volatilité depuis un an. En 2010, l’indicateur a connu des niveaux alternativement de panique (début février, mi-juin et fin août) et d’euphorie (avril et décembre).
L’amélioration des conditions de liquidité, puis le raffermissement de l’activité économique depuis quelques mois ont porté l’appétit pour le risque à des niveaux proches de la «surchauffe».
L’environnement global reste structurellement favorable aux actifs risqués (valorisations absolues et relatives, liquidité, révisions des bénéfices, activité bien orientée, risque inflationniste modéré dans les pays avancés, volatilités implicites contenues…). Cependant, à très court-terme (quelques semaines), le prochain mouvement sensible de marché pourrait se caractériser par une réduction de la rémunération du risque.
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