Le risque de récession et de retournement des actions est faible
Les graphiques ci-contre montrent qu’aux Etats-Unis, l’inversion de la pente de la courbe des taux (10A – 3M) est un bon indicateur avancé des phases de retournement conjoncturel (les récessions) et ainsi des retournements du marché actions.
De nombreux travaux de recherche ont en effet montré, à partir de la fin des années 1980, que la pente de la courbe des taux est un bon indicateur avant-coureur des récessions. L’ inversion des rendements a lieu en moyenne environ 12 mois avant le début de la récession, mais le délai varie de 5 (en 1973) à 16 mois (en 2006).
Parallèlement, la littérature macrofinancière a mis en évidence le comportement contracyclique des primes de risque. Elles s’élèvent autour des récessions et se réduisent lors des reprises économiques. Assez logiquement, l’inversion des rendements apparaît aussi comme un indicateur avancé de l’entrée dans un marché baissier.
Les marchés sont inquiets quant au calendrier de relèvement des taux de la Fed. Ces graphiques montrent cependant que le début de la normalisation des taux n’est pas si important pour les actifs risqués. C’est plutôt lorsque les taux courts dépassent les taux longs (en situation de surchauffe), qu’il faut s’inquiéter.
Bien qu’on puisse considérer qu’il y a de bonnes raisons que l’économie américaine connaisse à moyen terme une récession sans voir les rendements s’inverser, la performance de cet indicateur dans différentes conditions institutionnelles, réglementaires et géopolitiques amène à penser que ce risque est aujourd’hui minime
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